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Les urgences de l'Hôpital Sainte-Anne ferment la nuit en raison d'une pénurie de médecins

Une salle de chirurgie de l'Hôpital Sainte-Anne

Une salle de chirurgie de l'Hôpital Sainte-Anne

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Depuis vendredi, les urgences de l'Hôpital Sainte-Anne sont fermées la nuit de 20 h à 8 h en raison d'une pénurie de médecins. Cette situation pourrait durer au moins six semaines, selon l'organisme Santé Sud.

« Actuellement, on estime que 13 500 patients passent par les portes de l'Hôpital chaque année et pour être capable de pouvoir prendre en charge autant de gens, il faut un certain nombre de médecins. Or nous avons perdu plusieurs médecins pour plusieurs raisons, ce qui nous a amenés à prendre cette décision », explique le Dr Denis Fortier, vice-président des services médicaux à l'organisme Santé Sud.

L'Hôpital Sainte-Anne a récemment perdu quatre médecins, pour différentes raisons, qui n'ont pas été remplacés. Le changement d'heures d'ouverture est en vigueur depuis le 19 octobre.

La fermeture partielle sera maintenue pendant au moins six semaines, après quoi la question sera réévaluée, a indiqué Santé Sud.

Selon le Dr Fortier, entre 1000 et 1100 patients fréquentent annuellement les urgences de l'Hôpital Sainte-Anne la nuit.

Il reconnaît que le service des urgences à l'Hôpital fait face à un problème d'engorgement, dû notamment à l'afflux de patients qui viennent de l'extérieur pensant être traités plus rapidement que dans les grands centres.

Il note également que la nature des visites ajoute un fardeau à l'Hôpital.

Deux tiers des visites non urgentes

« Les données enregistrées par l'Hôpital montrent que deux tiers des gens qui se présentent aux urgences relèvent de cas peu urgents, voir non urgents », indique Denis Fortier.

Quant à savoir comment répondre au manque de médecins à Sainte-Anne, M. Fortier reconnaît qu'il est difficile en général d'attirer des professionnels dans les communautés rurales, mais estime cependant que les ressources existent.

« Nous sommes toujours à la recherche de médecins », avance Denis Fortier, qui ajoute que l'Hôpital peut offrir des heures de travail aux médecins qui ne travaillent pas à temps plein et qu'il peut attirer les résidents en recherche d'expérience ainsi que les médecins souhaitant s'installer dans la province.

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