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La direction de l'ABI dépose une plainte à la police contre des syndiqués

Pancarte à l'entrée du site de l'ABI, à Bécancour
Les employés syndiqués de l'Aluminerie de Bécancour sont en lock-out depuis janvier 2018. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La direction de l'Aluminerie de Bécancour inc. (ABI) a déposé une plainte à la police de Trois-Rivières pour dénoncer une quarantaine de syndiqués qui auraient interrompu une réunion privée de la partie patronale, vendredi.

Les syndiqués auraient d'abord manifesté devant les locaux de la rue Notre-Dame, à Trois-Rivières, où étaient réunis les cadres.

Les cadres auraient demandé à la police de disperser les manifestants, ce qui s'est fait dans le calme.

La situation aurait par la suite dégénéré quand des syndiqués seraient rentrés dans les locaux.

La direction de l'ABI affirme que les syndiqués ont fait de l'intimidation et du vol d'information en extirpant des renseignements personnels des membres présents à la réunion.

C'est sûr que des vérifications seront faites. S'il y a lieu qu'il y ait une enquête, elle sera ouverte. S'il y a lieu que des accusations soient déposées, elles le seront.

La porte-parole de la police de Trois-Rivières, Carole Arbelot

Une incidence sur les chances de règlement ?

L'employeur dit déplorer l'incident, mais assure vouloir continuer à négocier avec le syndicat.

Près de dix mois après le début du conflit de travail, le professeur en relations industrielles à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), Jean-Claude Bernatchez estime que dans le fond d’elles-mêmes, les deux parties souhaitent un règlement.

Il y a chez les cadres une fatigue à la fois qualitative, subjective, physique. Le syndicat sait ça, d’où un certain nombre d’activités qui visent à mettre de la pression sur les cadres.

Jean-Claude Bernatchez, professeur à l'UQTR

Jean-Claude Bernatchez croit que cette stratégie syndicale peut fonctionner, dans la mesure où elle ne tombe pas dans le délictuel.

Plusieurs plaintes dans les derniers mois

Ce n’est pas la première fois que le conflit de travail s’envenime. Depuis l’été, plusieurs cadres de l’ABI se sont plaints à la police de la présence de syndiqués en train de manifester devant leur résidence privée.

La direction de l'usine a aussi été montrée du doigt pour avoir eu recours à des briseurs de grève.

Les négociations entre la direction de l’ABI et le syndicat des Métallos sont au point mort. En septembre dernier, le médiateur Lucien Bouchard avait suspendu le processus de médiation.

Les syndiqués ont interpellé le nouveau gouvernement de François Legault, lui demandant d'intervenir rapidement dans le conflit de travail

Le nouveau ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, le député de Trois-Rivières Jean Boulet, a déjà annoncé que le dossier de l’ABI était prioritaire pour lui.

Les 1030 syndiqués de l’Aluminerie de Bécancour ont été mis en lock-out le 11 janvier dernier par Alcoa et Rio Tinto.

Mauricie et Centre du Québec

Relations de travail