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L'Ontario adopte une stratégie pour lutter contre les dépendances aux drogues

Une petite boite noir sur une table.
Un kit de naloxone. Photo: Radio-Canada

Le gouvernement ontarien adopte une nouvelle stratégie pour lutter contre les dépendances aux opioïdes et à d'autres drogues. Dès 2019, des centres de consommation et de traitement remplaceront les anciens modèles de centres de consommation supervisée et de prévention des surdoses.

Avec sa nouvelle stratégie, le gouvernement ontarien veut offrir des services complets.

Nous devons faire plus parce qu'empêcher les surdoses n'est pas suffisant. Nous devons avoir une approche plus complète.

Christine Elliott, ministre de la Santé et des Soins de longue durée

Depuis son entrée en poste en tant que ministre de la Santé et des Soins de longue durée, Christine Elliott avait été chargée d’étudier les données sur l’efficacité des centres de prévention des surdoses.

Une transition pour 2019

Les centres de consommation et de traitement remplaceront donc les anciens modèles de centres de consommation supervisée et de prévention des surdoses. Selon le gouvernement, les huit établissements déjà existants en Ontario pourront présenter leur candidature afin de continuer d'offrir des services et de faire une transition vers le nouveau modèle.

Le nouveau modèle continuera d’offrir des services de prévention des surdoses et de réduction des méfaits, mais les spécialistes sur place auront aussi le mandat de diriger les gens vers des services de traitement et de réinsertion.

Les établissements autorisés pourraient commencer la transition vers le nouveau modèle à compter de janvier 2019 et la totalité des 21 centres autorisés devraient être en place d’ici avril 2019.

Dans sa nouvelle stratégie, le gouvernement souhaite également offrir un plus grand nombre de lits dans les centres de détoxication de la province.

Des besoins flexibles

Gillian Kolla, représentante du groupe Toronto Overdose Prevention Society, déplore toutefois que le gouvernement ontarien limite le nombre de centres.

Il y a un grand besoin pour ce type de centres à la grandeur de la province. [...] C'est une crise qui évolue rapidement et nous ne savons pas où les besoins seront dans six mois.

Gillian Kolla, militante au sein du groupe Toronto Overdose Prevention Society

Mme Kolla note qu'il est important pour le gouvernement d'écouter la population, qui connaît les besoins dans les différentes régions de l'Ontario.

Une femme devant des microsLa militante Gillian Kolla, du groupe Toronto Overdose Prevention Society Photo : Radio-Canada

Selon elle, il faut pouvoir garder une flexibilité afin d'ouvrir des centres où le besoin se fait sentir.

Du côté de l’Association des infirmières et infirmiers autorisés de l’Ontario, Doris Grinspun se réjouit de l'annonce faite par la ministre Elliott.

Selon Mme Grinspun, il est important que les collectivités qui ont besoin de ces centres obtiennent l'approbation de la province et les fonds nécessaires pour les exploiter. Elle salue également la décision de rendre ces établissements permanents.

Un choix de mots

Dans le communiqué envoyé, le gouvernement utilise le mot « aiguille » afin de décrire l'un des rôles des nouveaux centres.

En cours d'après-midi, le gouvernement a modifié le mot « aiguillé » par le mot « dirigé » sur son site web.

Avant et après la sélection d'un centre, des consultations devront être tenues afin de s'assurer que les voix des collectivités sont entendues.

Toronto

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