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Les pressions s’accentuent pour l’ouverture des dossiers d’adoption à l’Î.-P.-É.

Des manifestants tiennent des pancartes et réclament «justice pour les mères et les personnes adoptées».

Des dizaines de personnes ont manifesté pour l'ouverture des dossiers d'adoption, en fin de semaine, à Charlottetown.

Photo : CBC/Brittany Spencer

Radio-Canada

Des dizaines de personnes ont manifesté à Charlottetown dimanche pour forcer le gouvernement provincial à ouvrir les dossiers d'adoption.

L’Île-du-Prince-Édouard est l’une des dernières provinces au pays où le registre des adoptions demeure sous scellés. Les renseignements au sujet d'une adoption ne sont divulgués que si la province obtient le consentement de l'enfant et de ses parents biologiques.

Mais les pressions en faveur d’une révision de cette politique se font de plus en plus fortes.

Dimanche, des manifestants se sont succédé au micro pour exposer leurs arguments en faveur de l’ouverture des dossiers.

Theresa Aylward a confié un enfant à l'adoption il y a une trentaine d’années. Elle affirme que tant les mères biologiques que les personnes adoptées ont droit à plus de transparence.

Les mères ont le droit de savoir pour être en paix avec elles-mêmes, a-t-elle lancé. Vous ne pouvez vous imaginer ce que c’est que de vivre sans savoir si votre enfant est vivant, en santé ou mort.

Elle ajoute : C’est aussi important pour les adoptés. Ils ont le droit de savoir qui ils sont, quelles sont leurs racines, leurs antécédents familiaux et médicaux.

Theresa Aylward est l'organisatrice de la manifestation.

Theresa Aylward milite depuis une dizaine d'années pour l'ouverture des dossiers d'adoption.

Photo : CBC/Brittany Spencer

Une femme adoptée, Mary MacDonald, s’est également exprimée. Elle a contracté des problèmes de santé sérieux à partir de la mi-vingtaine. Ses médecins ont eu de la difficulté à avoir accès à ses antécédents médicaux.

Les adoptés devraient avoir un droit d’accès absolu à leurs antécédents familiaux en matière de santé, a-t-elle plaidé.

Mary MacDonald, une femme adoptée, en entrevue.

Mary MacDonald a connu de sérieux problèmes de santé à partir de la mi-vingtaine. Elle dit avoir eu beaucoup de difficulté à obtenir les antécédents médicaux de sa famille biologique.

Photo : CBC/Brittany Spencer

C’est d’autant plus important, selon elle, que les personnes adoptées peuvent être à risque de développer des maladies génétiques qu’elles pourraient transmettre à leur descendance.

Les consultations terminées

Le gouvernement de l’Île a récemment tenu des consultations publiques au sujet des dossiers d’adoption. Aucune décision n’en a découlé jusqu’ici.

Selon Mary MacDonald, les Prince-Édouardiens concernés par cet enjeu ont assez attendu.

Le gouvernement provincial semble se traîner les pieds sur cette question, a-t-elle déclaré.

Dans une déclaration écrite, le gouvernement MacLauchlan affirme avoir reçu le rapport du comité consultatif sur les adoptions et être en train de l’étudier.

Avec les informations de Brittany Spencer, CBC

Île-du-Prince-Édouard

Société