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Le controversé candidat Mark Grimes reçoit l'aval de John Tory

Deux hommes marchent vers la caméra

Le maire sortant John Tory, à gauche, et Mark Grimes

Photo : Radio-Canada / CBC News

CBC News

John Tory a approuvé, à la onzième heure, un candidat au conseil municipal qui est le sujet d'une enquête de la Police provinciale de l'Ontario. L'élection municipale se tient lundi.

L'enquête vise à déterminer s'il avait bénéficié des résultats d'un sondage téléphonique payé de la poche d'un promoteur avant les dernières élections municipales.

Mark Grimes, candidat sortant dans la course dans le nouveau comté Etobicoke – Lakeshore, fait régulièrement face à des questions au sujet de sa fiche de présence à l'hôtel de ville ainsi qu'en lien avec ses relations avec les développeurs. Il soutient aussi presqu'uniformément les positions de John Tory.

M. Tory avait annoncé son support officiel à la candidature de M. Grimes lors des élections de 2014. Samedi, des appels automatisés dans lesquels M. Tory affirme officiellement soutenir la candidature du conseiller ont commencé à être émis aux électeurs du quartier 3.

« Mark Grimes a la détermination et l'expérience nécessaires pour faire avancer les choses pour Etobicoke – Lakeshore. Qu'il s'agisse de créer de nouvelles lignes d'autobus pour le quartier ou d'améliorer les services communautaires locaux, Mark Grimes le fait. » C'est ce qu'a déclaré un porte-parole de la campagne de John Tory dans un courriel envoyé à CBC News.

Les sondages affirment que M. Grimes est au coude-à-coude avec sa principale rivale, Pamela Gough.

« Je regrette que le maire Tory, que je respecte, ait décidé de soutenir Mark Grimes, dont le bilan est discutable. Cependant, je suis d'accord avec le maire Tory pour dire que le quartier 3 est dans une course serrée. Mon programme de travail pour une ville où il fait bon vivre, abordable, durable et inspirante est un message qui affecte les électeurs », a déclaré Mme Gough dans une déclaration à CBC Toronto.

M. Tory a l'occasion, lors de cette élection, de former une coalition majoritaire pour l'aider à mettre en œuvre sa vision de Toronto.

« Le maire a besoin d'un conseil avec lequel il peut travailler, un conseil qui s'emploie à faire avancer les choses pour les résidents de Toronto. La ville a besoin d'un maire et d'un conseil qui se concentre sur la nécessité d'aller de l'avant », a déclaré l'équipe de M. Tory par voie de communiqué.

Série de controverses

CBC Toronto avait publié un article en février selon lequel l'unité anti-corruption de la Police provinciale de l'Ontario examinait des allégations selon lesquelles M. Grimes et un autre conseiller auraient bénéficié de résultats de sondages détaillés recueillis au cours des semaines précédant les élections de 2014 et payés par un entrepreneur d'Etobicoke, Dunpar.

M. Grimes et Dunpar ont nié catégoriquement être de connivence. Un porte-parole de la Police provinciale de l'Ontario a confirmé ce mois-ci que l'enquête restait « active et en cours ».

Deux ans plus tôt, le commissaire à l'intégrité de la Ville avait constaté que M. Grimes avait enfreint le code de conduite de la ville et utilisé de manière inappropriée son influence dans ses relations avec deux développeurs qui construisaient des projets de condominiums dans son quartier.

De même, M. Grimes a suscité la colère de certains citoyens en continuant de soutenir un projet selon lequel un grand panneau d'affichage électronique de six étages de haut devait être installé au-dessus de la voie rapide de l'autoroute surélevée Gardiner. Le personnel de la ville avait déclaré que le panneau mettrait en danger les automobilistes et aurait des conséquences néfastes pour les résidents des environs. Malgré tout, M. Grimes continuait de soutenir le projet.

M. Grimes est aussi accusé d'être derrière le lock-out de travailleurs syndiqués à Exhibition Place. Il est président du conseil d'administration de Exhibition Place.

La section locale 58 de l'Alliance internationale des employés de scène théâtrale (IATSE), qui représente quelque 450 machinistes de scène, a accusé M. Grimes d'avoir négocié de mauvaise foi.

Le candidat, cependant, a accusé de harcèlement des membres du syndicat.

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