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D’anciens toxicomanes craignent la légalisation du cannabis

D’anciens toxicomanes dénoncent la légalisation du cannabis

D'anciennes toxicomanes, qui viennent de compléter leur programme de thérapie à la maison Portage de Québec, s'inquiètent de la légalisation du cannabis.

Elles craignent que les effets de cette drogue, qui a eu des conséquences néfastes sur leur vie, soient banalisés.

Sarah-Ève Royer a vécu une descente aux enfers en raison de sa consommation excessive de cannabis.

Introvertie, elle a commencé à consommer cette drogue à l’âge de 14 ans « pour se faire des amis ».

« J'étais beaucoup plus drôle et extravertie [...] Il me fallait ça pour que les gens m'aiment », se rappelle celle qui est rapidement devenue accroc.

Sarah-Ève RoyerSarah-Ève Royer Photo : Radio-Canada

« Le matin, il fallait que je consomme. À l'école, pour me sentir bien quand j'arrivais, j'allais consommer, parce que c'est là que j'allais mieux me sentir, explique-t-elle. Le soir aussi, c'était nécessaire dans ma vie. »

Après avoir consommé pendant quatre ans et s'être isolée de ses proches, elle est entrée volontairement au Centre de réadaptation Portage en juin 2017. Avec la légalisation du cannabis, elle craint que d’autres consommateurs souffrent, comme elle, de problèmes de santé mentale.

Quelqu'un qui va fumer une fois par jour et que ça n’affecte pas son mode de vie, c'est parfait pour lui. Moi ça ne m'a pas fait.

Sarah-Ève Royer

Une affirmation que partage Camille Morin-Angell, qui vient aussi de compléter une thérapie chez Portage.

« Tout le monde dit que ça aide pour l'anxiété et la dépression. D’accord, ça aide quand tu es gelé. [Mais] quand tu dégèles, ta vie reste la même et tes comportements restent les mêmes. C’est comme une patch. »

Files d'attente

Pendant ce temps, l’engouement pour le cannabis est loin de s’essouffler. Cinq jours après sa légalisation, plusieurs clients faisaient toujours la file ce week-end devant plusieurs succursales de la Société québécoise du cannabis (SQDC).

De son côté, la SQDC affirme avoir cumulé des ventes moyennes de 13 000 $ par jour depuis le jour de légalisation.

D'après les informations de Camille Simard

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