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Des citoyens se plaignent du plastique dans les emballages de cannabis

Plusieurs contenants, sacs de plastique et boîtes de carton sont déposés.
«Voici la quantité de déchets d'emballage pour seulement 4 grammes de mauvaises herbes provenant de la Nova Scotia Liquor Commision», dénonce un citoyen sur Facebook. Photo: Greg MacLean / Facebook
Radio-Canada

Des consommateurs de cannabis se questionnent sur l'emballage des produits. Ils sont surpris par la quantité de plastique utilisée pour emballer la substance.

Greg MacLean dit qu'il était estomaqué lorsqu'il a acheté quatre grammes de marijuana le premier jour de la légalisation en Nouvelle-Écosse.

Il a publié une image sur les réseaux sociaux, qui a été partagée ensuite des centaines de fois.

J'ai tout ouvert et j'ai étalé tous les emballages. [...] C'est là que j'ai réalisé à quel point c'était excessif pour seulement quatre grammes. C'est trop!

Greg MacLean
Greg MacLean pose devant un amoncellement de contenants de plastique et carton. 
Greg MacLean affirme que la quantité d'emballages utilisée pour la marijuana achetée à la Nova Scotia Liquor Corporation est excessive. Photo : Courtoisie / Jeorge Sadi

Chaque produit différent était enveloppé dans plusieurs couches d'emballage, mentionne-t-il.

À l’épreuve de tout

La Nova Scotia Liquor Commission (NSLC), qui assure la vente du cannabis dans la province, affirme que les détaillants ne sont pas responsables de l'emballage.

Santé Canada exige que les contenants utilisés pour vendre le cannabis soient résistants et à l'épreuve des enfants. Ils doivent aussi conserver le cannabis au sec.

Toutefois, c'est aux provinces et aux producteurs de décider de la façon dont ils respecteront ces règlements.

Un « défi majeur »

Edwin Jewell, est le président et chef de la direction de Canada's Island Garden à Charlottetown, qui fournit du cannabis à l'Île-du-Prince-Édouard et à la Nouvelle-Écosse.

Une photo d'Edwin Jewell. Edwin Jewell affirme qu'il a été difficile de trouver le bon emballage. Photo : John Robertson / CBC

Il soutient qu’il n'a pas été facile pour les producteurs d'offrir des emballages qui répondent à ces exigences.

Cette partie de l'industrie est extrêmement nouvelle. Nous n'en sommes littéralement qu'à quelques jours, lance-t-il, précisant qu’il s’agit du défi majeur de l’entreprise ces derniers mois.

C'est encombrant, ça augmente les coûts et l'emballage, mais Santé Canada essaie de placer la barre assez haut au début pour s'assurer que tout se passe bien, et je comprends cela.

Edwin Jewell, président et chef de la direction de Canada's Island Garden
Pour emballer un joint préroulé, il faut deux boîtes de carton ainsi qu'un tube de plastique. «Et voici une photo de l'emballage d'un seul joint...Tu parles d'un excès», indique Josh Hogan, un autre citoyen sur Twitter. Photo : Josh Hogan / Twitter

Les producteurs de cannabis sont également tenus de se conformer à des règlements de sécurité que les producteurs d'alcool ne sont pas obligé de respecter, souligne-t-il.

Si l'on compare cela à une bouteille d'alcool fort que l'on peut acheter dans n'importe quelle province du Canada, n'importe quel enfant pourrait dévisser le bouchon d'une bouteille.

Chaque année, huit millions de tonnes de plastique se retrouvent à mer. Mais certains se mobilisent pour ramasser ces déchets en amont, avant qu’ils ne gagnent les océans.

Avec les informations de CBC

Nouvelle-Écosse

Consommation