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Riyad utilise des « trolls » sur Twitter contre les dissidents du royaume

Le logo du réseau social Twitter sur l'écran d'un téléphone intelligent

L'Arabie saoudite s'est tournée vers des « trolls » pour harceler des dissidents du royaume fondamentaliste.

Photo : Associated Press / Matt Rourke

Reuters

L'Arabie saoudite a mis en place une cellule numérique destinée à harceler les dissidents du Royaume, dont le journaliste Jamal Khashoggi qui s'était exilé aux États-Unis, a rapporté samedi le New York Times.

Elle utilise notamment une « ferme à trolls » basée à Riyad et un espion présumé au sein de Twitter pour surveiller les comptes des utilisateurs, a ajouté le journal.

Twitter a refusé de commenter ces informations.

Aucune réaction n'a été obtenue auprès de l'ambassade d'Arabie saoudite à Washington.

Selon le New York Times, les autorités saoudiennes cherchent ainsi à discréditer les dissidents sur les réseaux sociaux et à retourner l'opinion publique contre eux.

Riyad aurait débuté en 2010 ces opérations de harcèlement sur les réseaux sociaux, dont la stratégie a été façonnée par Saud al-Qahtani, écrit encore le journal.

Saud al-Qahtani, directeur adjoint de l'agence nationale du renseignement et considéré comme le bras droit du prince héritier Mohammed ben Salmane, a été démis de ses fonctions selon un communiqué diffusé samedi dans le cadre de l'affaire Khashoggi.

L'Arabie saoudite a confirmé que Jamal Khashoggi était mort au consulat saoudien à Istanbul où il s'était rendu le 2 octobre.

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