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Avenir incertain pour des commerçants de Magog

Le feu a détruit trois immeubles sur la rue Principale à Magog, dans le secteur de la rue Deragon. Les travaux de nettoyage sont commencées. Une pelle mécanique se trouve d'ailleurs sur les lieux pour ramasser les débris.
Le feu a détruit trois immeubles sur la rue Principale à Magog, dans le secteur de la rue Deragon. Photo: Radio-Canada

Les commerçants touchés par un violent incendie mardi sont inquiets. Avec la revitalisation du centre-ville prévue pour 2019, leur avenir s'annonce incertain.

C’est le cas de Manon Savoie et Richard Blouin, propriétaires des boutiques Savorosa et Au bout du rêve. Encore sous le choc, ils risquent de perdre gros. Leurs assurances ne leur rembourseront pas tout. Ils amorcent à peine leur réflexion.

Où est-ce qu’on s’en va avec ça? Pour l’instant, il est trop tôt pour le dire. On n’a pas de local en vue. Tout dépendant aussi de ce qui va arriver avec Magog, s’ils ferment la rue [pendant les travaux de revitalisation], note Mme Savoie.

La seule et unique chose qu’on sait, c’est que c’est sûr qu’on va revenir. Comment? Quand? Pour le couple, la réponse est : Pas tout de suite.

On va se déposer. C’est un deuil, c’est comme perdre quelqu’un. C’est spécial je peux vous le dire.

Manon Savoie, commerçante

Si la boutique Savorosa renaîtra en ligne dès lundi, il est trop tôt pour connaître l’avenir de la boutique d’antiquités.

Rencontre prévue le 30 octobre

Plus tôt cette semaine, la Ville de Magog a dit que la priorité était de reloger les 15 sinistrés de façon permanente. Le dialogue sur l’avenir de la rue Principale devrait néanmoins reprendre bientôt. Une rencontre aura lieu le 30 octobre pour parler des travaux à venir l’an prochain.

D’ici là, des commerçants épargnés par les flammes ont des idées pour occuper l’espace laissé par les trois immeubles ravagés dans l’incendie.

C’est une grosse perte de souvenir. Des amis des voisins, témoigne Linda Fontaine, propriétaire de la Fleuriste Lily-Rose. Mais quelque part, je me suis dit : "la Ville voulait avoir un grand stationnement municipal, je pense que la vie vient de leur en donner un."

On est tellement étouffé ici, on n’en a pas de places de stationnement, conclut le coiffeur Dollar Dubé.

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