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Le potentiel de la crevette de roche à l'étude

Crevette de roche

Crevette de roche

Photo : Merinov (Mélanie Durand)

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le chercheur Thomas St-Cyr Leroux et son équipe du Centre de recherche en pêcherie, en aquaculture et en valorisation des produits de la mer Merinov étudient le potentiel de la crevette de roche.

Les scientifiques de Merinov ont amorcé leur étude de la crevette de roche à la suite de discussions avec des pêcheurs.

Les pêcheurs sont venus nous voir et puis ils avaient des questions sur la présence de la crevette de roche dans leurs filets et dans leurs dragues, raconte le chercheur Thomas St-Cyr Leroux.

Thomas St-Cyr Leroux accorde une entrevue à Radio-Canada.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le chercheur Thomas St-Cyr Leroux.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

« Nous, on a sondé l'industrie, autant les pêcheurs que les transformateurs pour savoir si les transformateurs seraient prêts à acheter la crevette, et puis aussi les restaurateurs. »

— Une citation de  Thomas St-Cyr Leroux, chercheur chez Merinov
Sous le ventre de la crevette de roche.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le dessous d'une crevette de roche.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

La crevette de roche, c'est une grosse crevette, note Thomas St-Cyr Leroux. C'est une crevette qui va faire environ la grosseur d'une main. Elle va ressembler beaucoup à une langoustine.

La crevette de roche se retrouve sur les fonds rocheux et sablonneux à une profondeur qui varie entre 10 et 60 mètres.

Les scientifiques ont analysé les endroits où elle se retrouve dans le fleuve et les meilleures méthodes de pêche.

On a testé la drague à concombres de mer et puis la drague à pétoncles pour voir justement c'était quelle quantité de crevettes qu'ils récoltaient accessoirement et puis c'est là qu'on s'est rendu compte qu'il y avait quand même une possibilité de conserver les prises accessoires, indique Thomas St-Cyr Leroux.

Une crevette de roche tenue dans une main.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un spécimen de crevette de roche.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Les pêcheurs ont un intérêt à le pêcher, les transformateurs trouvent ça très intéressant parce que ça va rajouter une espèce et une offre au public, puis les restaurateurs trouvent que c'est un produit super intéressant parce que c'est un produit qui n’existe pas encore sur le marché québécois, souligne Thomas St-Cyr Leroux. On va en faire un produit de niche, local, que les touristes pourraient venir manger sur la Côte-Nord.

Un pêcheur au commande de son navire scrute l'horizon. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un pêcheur scrute l'horizon.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

On a remis toutes nos informations au ministère des Pêches et Océans avec une petite analyse technico-économique, mentionne Thomas St-Cyr Leroux. Donc, c'est dans leurs mains [...], c'est sûr pour mettre une pêcherie en place ça prend beaucoup de données. Le principe de précaution demeure, donc il ne faut pas pêcher l'espèce à outrance avant d'être sûr que l'espèce peut soutenir cette pêche-là.

Une photo de crevette de roche est visible sur l'écran du chercheur.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le chercheur Thomas St-Cyr Leroux devant son écran d'ordinateur.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Dans une perspective d'avenir, je ne crois pas que dans un an ou deux ans on pourra avoir de la crevette de roche dans nos assiettes, admet Thomas St-Cyr Leroux. Mais si on continue à démontrer notre intérêt peut-être que dans quelques années, on va pouvoir en consommer.

D'après le reportage de Nicolas Lachapelle

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