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Plus d'un demi-million de personnes contre le Brexit dans les rues de Londres

L'idée d'un nouveau référendum a gagné en popularité ces derniers mois au Royaume-Uni et des personnalités politiques de tous bords la soutiennent, comme l'ancien Premier ministre travailliste Tony Blair.
Des milliers de personnes manifestent dans le centre de Londres afin de convaincre la première ministre britannique de tenir un second référendum. Photo: Reuters / Henry Nicholls
Radio-Canada

Plusieurs dizaines de milliers de partisans du maintien du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne (UE) ont défilé samedi dans les rues de Londres pour réclamer un second référendum sur le Brexit, à cinq mois du retrait britannique de l'UE.

Sous un doux soleil automnal, le cortège des manifestants, venus des quatre coins du pays et amenés par plus de 150 autocars, a commencé son parcours dans Hyde Park, au centre de la capitale, et l'a terminé devant le parlement.

Des manifestants brandissent une effigie de la première ministre May lors de la manifestation de samedi, à Londres.Des manifestants brandissent une effigie de la première ministre May lors de la manifestation de samedi, à Londres. Photo : Reuters / Simon Dawson

Les organisateurs de l'événement demandent que la population ait le dernier mot sur l'entente que le gouvernement britannique conclura avec l'UE.

Ils font valoir que de nouveaux faits sont apparus au sujet des coûts et de la complexité du processus depuis que les Britanniques ont voté pour quitter l'organisation de 28 pays.

Selon les organisateurs, la manifestation aurait attiré environ 670 000 participants, dont le maire de Londres, Sadiq Khan. Si ces chiffres se confirment, il s’agirait, et de loin, de la plus importante manifestation du genre.

Un manifestant se tient à côté d'affiches à distribuer dans le cadre de la manifestation anti-Brexit de samedi, dans le centre de Londres.Un manifestant se tient à côté d'affiches à distribuer dans le cadre de la manifestation anti-Brexit de samedi, dans le centre de Londres. Photo : Reuters / Simon Dawson

Les manifestants ont répondu à l'appel de People's Vote (Le vote du peuple), un mouvement militant qui réunit de nombreuses associations europhiles.

Lors du dernier défilé de ce genre, en juin, environ 100 000 personnes s'étaient rassemblées.

Pour les générations futures

En entrevue avec la BBC, M. Khan a déclaré que, pour le moment, la seule proposition avancée par la première ministre Teresa May était un mauvais accord, « à 1 million d'années-lumière de ce qui a été promis il y a deux ans et demi ».

Il a ajouté que le rassemblement de samedi était « une manifestation pour l'avenir » et pour les jeunes Britanniques, dont ceux qui n'avaient pas l'âge légal pour voter en 2016, quand les Britanniques ont décidé à 52 % de quitter l'UE.

Le maire de Londres, Sadiq Khan, était de la partie, samedi. Le maire de Londres, Sadiq Khan, était de la partie, samedi. Photo : AFP/Getty Images / Niklas Hallen

L'un des organisateurs de la marche de samedi a revendiqué le droit des Britanniques à changer d'avis, car il croit aussi que la sortie du Royaume-Uni de l'UE aura des conséquences pour plusieurs générations.

« Les gens pensent que les négociations sur le Brexit sont un chaos total, ils n'ont pas confiance dans le gouvernement pour qu'il tienne ses promesses, notamment parce qu'elles ne pourront pas être tenues », a-t-il déclaré.

Mme May a déjà rejeté l'idée de tenir un second référendum sur le sujet. Lors de son congrès annuel le mois dernier, le Parti travailliste, qui forme actuellement l'opposition officielle, n'en a pas écarté la possibilité.

La première ministre britannique Theresa May descend du podium après une conférence de presse lors d'un sommet européen à Bruxelles, jeudi.La première ministre britannique Theresa May descend du podium après une conférence de presse lors d'un sommet européen à Bruxelles, jeudi. Photo : Associated Press / Alastair Grant

Les sondages indiquent que l'idée d'un nouveau référendum a gagné en popularité ces derniers mois au Royaume-Uni. Des personnalités politiques de tous bords la soutiennent, comme l'ancien premier ministre travailliste Tony Blair.

Le Royaume-Uni doit se retirer de l'UE le 29 mars, mais les négociations sur la séparation ont donné lieu à des désaccords, particulièrement en ce qui concerne la future frontière entre la République d'Irlande, qui restera membre de l'UE, et l'Irlande du Nord, qui fait partie du Royaume-Uni.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et The Guardian

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