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La Nuit des sans-abri rassemble aussi dans l’Est-du-Québec

Plusieurs personnes portent des pancartes avec des slogans dont "Pour le droit au logement", et "Personne n'est à l'abri".
Rassemblement pour la Nuit des sans-abri à Rimouski le 19 octobre 2018. Photo: Radio-Canada

Plusieurs activités ont eu lieu jeudi soir dans une quarantaine de villes de la province dans le cadre de la Nuit des sans-abri. L'Est-du-Québec n'était pas en reste avec des rassemblements à Rimouski, Mont-Joli, Baie-Comeau et Sept-Îles.

Cette vigile de solidarité avait pour thème cette année « Citoyen et citoyenne même dans la rue ».

À Rimouski, c’est la 17e année que cette activité de sensibilisation à la réalité des sans-abri est organisée en collaboration avec le réseau des Auberges du cœur du Québec.

Selon Nelson Desrosiers, intervenant à l'Auberge du coeur Le Transit de Rimouski, l'itinérance touche surtout les jeunes dans la région.

On a ici des jeunes qui, l'été entre autres, vont camper et dormir dehors. On en a de plus en plus, même à Rimouski. Ce n’est pas très visible, souvent aussi ils vont aller dans des entrées d’édifices pour passer la nuit, pour ne pas avoir froid, souligne Nelson Desrosiers.

Nelson Desrosiers accorde une entrevue à Radio-Canada.Nelson Desrosiers, intervenant à l'Auberge du coeur Le Transit de Rimouski. Photo : Radio-Canada

On veut un revenu minimum garanti parce qu’avec l’aide sociale actuelle, les gens s’engouffrent et ne peuvent pas vraiment s’en sortir, fait valoir Nelson Desrosiers. Avec un peu plus d’argent, ils pourraient peut-être surmonter tout ça et se retrouver dans de meilleures conditions.

Une dame porte une pancarte indiquant "un réseau d'aide et de solidarité".Rassemblement avant la marche tenue dans le cadre de la Nuit des sans-abri à Rimouski. Photo : Radio-Canada

Du côté de Sept-Îles, les activités étaient concentrées sur le site du Musée Shaputuan à Uashat où des musiciens, dont Matiu et le groupe Embarque, ont offert une prestation. Un feu et un goûter avaient aussi été prévus.

L’itinérance ici elle est moins visible, c’est beaucoup plus de l’instabilité résidentielle, du « couch surfing », la plupart du monde qui souffre d’itinérance ont déjà leur réseau tandis qu’à Montréal elle est visible par leur habillement surtout […] et il y a beaucoup plus d’organisations aussi, les personnes ont des endroits où manger, où coucher. C’est ce qui fait que c’est plus visible, explique David Leboeuf, éducateur spécialisé à la Maison d'hébergement Transit Sept-Îles.

David Leboeuf sur une table de pique-nique David Leboeuf, intervenant au Transit de Sept-Îles. Photo : Radio-Canada

Selon David Leboeuf, l’itinérant type sur la Côte-Nord est un homme célibataire âgé d’entre 18 et 40 ans.

Ce sont des hommes qui se sont rendus là tranquillement, raconte David Leboeuf. Ça peut être quelqu’un qui dans les deux dernières années avait un bon emploi, il s’est ramassé sur l’assurance-chômage, le chômage a fini, il s’est ramassé sur l’aide sociale. Ça peut être un trouble de dépression, s’est laissé à l’abandon et finalement jusqu’à ne plus payer son loyer et se ramasser à la rue, on en voit souvent. 

La Nuit des sans-abri a d’abord été soulignée à Montréal.

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