•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

« J'ai une vision audacieuse pour la Ville », affirme Jennifer Keesmaat, candidate à la mairie de Toronto

Une femme.

L'ancienne urbaniste en chef de Toronto et candidate à la mairie, Jennifer Keesmaat.

Photo : La Presse canadienne / Colin Perkel

Radio-Canada

L'ancienne urbaniste en chef Jennifer Keesmaat affirme que ses politiques vont améliorer la qualité de vie des résidents de toute la métropole si elle est élue mairesse.

Une analyse de Lyne-Françoise Pelletier

Jennifer Keesmaat a fait son entrée sur la scène politique à la dernière heure de la dernière journée des mises en candidature, le 27 juillet.

Une décision précipitée, avait-elle avoué cette journée-là, par la décision du gouvernement conservateur de Doug Ford de réduire de presque de moitié le nombre de conseillers municipaux à Toronto.

Mme Keesmaat se lançait dans la course à la mairie sans équipe, sans argent et sans expérience.

Campagne terne

La dispute entre la Ville et Queen's Park, l'incertitude concernant la tenue des élections municipales et les changements de taille des quartiers électoraux ont détourné l'intérêt du public de la course à la mairie, selon le politologue Peter Graefe.

La campagne de Jennifer Keesmaat a à peine réussi à décoller.

Peter Graefe, politicologue, Université McMaster

Le politologue de l'Université McMaster souligne que le nom Jennifer Keesmaat n'est pas très connu parmi les Torontois malgré le fait qu'elle fut l'urbaniste en chef de la Ville.

C'est un désavantage lorsque la campagne municipale est écourtée, ajoute-t-il.

Programme électoral

De plus, le programme électoral de Mme Keesmaat ne se démarque pas beaucoup de celui du maire John Tory.

Il ne contient pas grand-chose pour rallier la gauche sociale démocrate et sociale libérale de Toronto selon Peter Graefe.

Ce que promet John Tory : embaucher 400 policiers de plus (2018-2019), bannir les armes de poing (avec l'accord du fédéral), investir dans les programmes pour les jeunes à risque - Ce que promet Jennifer Keesmaat : déployer plus de policiers communautaires, infrastructures : obligation d'embaucher des jeunes, bannir les armes de poing (avec l'accord du fédéral).Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les promesses de John Tory et Jennifer Keesmaat

Photo : Radio-Canada / Vincent Wallon / Icônes : Freepik de www.flaticon.com

Les politiques qui y sont présentées ne démontrent pas assez de grands changements pour les résidents en matière de transport en commun, de logement abordable, de sécurité routière, de violence armée et de taxes foncières.

Je propose une surtaxe pour les maisons de plus de 4 millions de dollars.

Jennifer Keesmaat, candidate à la mairie de Toronto

Jennifer Keesmaat se démarque toutefois du maire en proposant de nouvelles taxes.

Des maisons entourées d'arbres.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

-

Photo : Radio-Canada / Michel Labrecque

Celle sur les maisons de luxe pourrait rapporter 80 millions de dollars par an à la Ville. Cette somme servirait à subventionner un programme de logement avec option d'achat.

Reste à voir si le gouvernement de Doug Ford accepterait de faire des changements pour imposer ce fardeau fiscal aux familles mieux nanties. Tout porte à croire qu'il n'y aurait aucun soutien de la province pour cette taxe.

Sans expérience politique

Son manque d'expérience en politique est son talon d'Achille.

Mme Keesmaat ne donne pas l'image d'une candidate à l'aise même si elle défend ses idées avec vigueur et conviction. Elle a été prise au dépourvu plus d'une fois lors de débats.

Une femme assise sur une chaise.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La candidate à la maire, Jennifer Keesmaat, n'a pas perdu de temps à harponner son adversaire le maire John Tory.

Photo : Radio-Canada / Paul-André Fleurent

Le maire John Tory lui reproche aussi ses sorties virulentes contre le premier ministre de l'Ontario. Un signe, selon lui, qu'elle aurait de la difficulté à collaborer avec les autres ordres de gouvernement.

J'ai travaillé avec deux maires conservateurs, Rob Ford et John Tory, lorsque j'étais urbaniste en chef.

Jennifer Keesmaat, candidate à la mairie de Toronto

Mme Keesmaat souligne que les relations de travail étaient très bonnes et fructueuses.

Selon elle, un politicien d'expérience ne fait pas toujours avancer les choses. Elle ajoute que John Tory en est le parfait exemple avec des ratés comme SmartTrack et la réfection du tronçon est de l'autoroute surélevée Gardiner.

Deux projets qu'elle laissera tomber si elle est élue maire le 22 octobre.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Toronto

Politique municipale