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Les locataires du « Château Inn » déménagent pour faire place au Château Marie-Eve

Magela Gamelin est en train de pousser un réfrigérateur pour le mettre dans la boîte d'un camion.
Magela Gamelin doit déménager du « Château Inn » pour que les travaux du « Château Marie-Eve » prennent place. Photo: Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau
Radio-Canada

Les locataires qui habitent au-dessus de l'ancien bar « Château Inn » de Val-d'Or sont en pleine de période de déménagement. D'ici le 1er novembre, ces résidents doivent quitter leur logement pendant un an, afin de laisser le champ libre aux travaux de construction du « Château Marie-Ève », un logement social de 36 unités.

Un texte d'Émélie Rivard-Boudreau

C'est un nouveau départ pour Magela Gamelin, 66 ans, qui habitait une chambre dans l'immeuble depuis 13 ans.

Tous ses effets personnels sont entrés dans un seul voyage de camionnette.

Une feuille de plywood à mettre dans le fond pour ne pas que les boîtes deviennent trempes, un frigidaire, puis des boîtes de carton. La TV, puis l'air climatisé, énumère-t-il.

Sa chambre de quatre mètres par quatre mètres n'avait pas été rénovée depuis longtemps. Pendant des années, son espace de vie situé au-dessus d'un bar a aussi été très bruyant.

L'immeuble faisait partie des biens saisis de Serge Pomerleau, condamnés à de lourdes peines pour trafic de stupéfiants et gangstérisme.

Les logements sont donc restés en très mauvaise condition, peu rénovés et peu nettoyés.

Une douche insalubre.Une douche d'un des logements des locataires du Château Inn. Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

En revanche, c'était un immeuble où les logements étaient parmi les moins chers en ville, soit entre 200$ et 500$, et où a choisi de rester Magela Gamelin ces dernières années.

« J'étais bien », confesse le locataire.

Un 1 et demi ça me coûtait juste 225 $! Il y a des places qui m'ont offert des bureaux qui ne sont plus loués. Ils voulaient sortir les bureaux et me mettre un lit, pas de lavabo, pas rien... Voyons donc! Pour 400 $!

Magela Gamelin

Magela Gamelin déménage donc dans la municipalité de Barraute, chez son ami Sylvain Marcotte. « Je le connais depuis de belles dates, ça fait que, ça me fait plaisir de lui donner un coup de main », témoigne-t-il.

Magela Gamelin.Magela Gamelin. Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Ils sont 15 résidents à devoir être relocalisés pour la rénovation du bâtiment.

Dix autres encore devront déménager.

Ils seront tous dédommagés, indique la directrice de la maison d'hébergement La Piaule, de Val-d'Or, Nancy Lahaie.

« Ceux qui décident de quitter leur logement et de ne pas revenir, lorsque le projet sera terminé, avaient le droit de recevoir 500 $ de dédommagement. Ceux qui se sont trouvé soit une chambre, soit un appartement, ou qui vont rester chez des amis, ils peuvent avoir un montant allant jusqu'à 150 $ par mois ».

La directrice de la maison d'hébergement La Piaule, Nancy Lahaie.La directrice de la maison d'hébergement La Piaule, Nancy Lahaie. Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

L'entreposage des meubles est par contre problématique pour certaines personnes à relocaliser. La Piaule suscite donc l'aide d'entreprises valdoriennes qui accepterait de prêter leurs espaces vacants.

La suite pour le Château Marie-Ève

Le futur logement social « Château Marie-Ève », de Val-d'Or, sera admissible au Programme supplément au loyer (PSL). Les locataires qui habiteront dans le bâtiment de l'ancien bar « Château Inn » pourront donc payer leur loyer à l'équivalent de 25 % de leurs revenus.

La directrice de la maison d'hébergement La Piaule, qui gère ce projet, se réjouit de cette nouvelle qu'elle a apprise la semaine dernière, de la Société canadienne d'hypothèque et de logement (SCHL).

On avait parlé d'un projet de 10 mois, mais je pense que ça va plus s'étaler sur 12 mois.

Nancy Lahaie, directrice générale de La Piaule

Il faudra quand même attendre encore un peu plus d'un an avant de voir les locataires arriver au Château Marie-Ève.

« Présentement, ça fait maintenant un mois que 75% des plans. Ça fait un mois qui ont été acheminés à la SHQ [Société d'habitation du Québec], donc on attend l'approbation pour avoir l'engagement définitif pour être capables d'aller en appel d'offres. L'idéal, ça serait de commencer en janvier ou février, maximum, pour pouvoir enclencher le projet », indique Nancy Lahaie.

Abitibi–Témiscamingue

Pauvreté