•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

On manque d’enseignants de français langue seconde, dit une association

Une classe de jeunes élèves.

Une classe de jeunes élèves.

Photo : iStock

Radio-Canada

L'immersion francophone a la cote auprès des élèves anglophones du pays et de nombreux établissements scolaires peinent à trouver le personnel enseignant qu'il leur faut pour répondre à la demande.

L'association Canadian Parents for French parle même d'une pénurie pancanadienne.

J'ai parlé avec des conseils scolaires et puis des représentants des facultés d'éducation partout dans le pays, et ils m'ont tous dit qu'ils ont des problèmes à combler cette pénurie d'enseignants de français langue seconde, explique Mimi Masson, chargée de cours à l’Institut des langues officielles et du bilinguisme à l’Université d’Ottawa.

Mimi Masson, professeure à l'Université d'Ottawa.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mimi Masson, professeure à l'Université d'Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

Cette pénurie toucherait même les régions où il y a le plus de francophones.

Au Québec aussi, il y a du mal. On pourrait penser que ce n'est pas le cas, mais en fait, parce qu'il y a les enseignants de français langue seconde qui travaillent avec les jeunes anglophones au Québec, mais aussi avec les immigrants qui sont arrivés récemment, dit Mme Masson, qui forme des enseignants de français langue seconde à Ottawa.

Les places, souvent, ne sont pas remplies dans les classes. On pourrait accepter plus d'enseignants de français langue seconde, dit-elle.

L'association recommande que le gouvernement fédéral investisse dans le recrutement et la rétention des enseignants francophones. Elle demande aussi des incitatifs de mobilité pour les attirer là où les besoins sont les plus criants.

Je pense absolument que c'est un appel pour les jeunes, même pour des personnes qui sont peut-être retraitées, qui ont fini leurs études. Vraiment, on a besoin d'enseignants de français langue seconde dans nos écoles, dit Mimi Masson. Il y a des possibilités pour les personnes qui pourraient être intéressées.

D’après un reportage de Stéphanie Blanchet

Nouvelle-Écosse

Éducation