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Violences familiales : le rôle déterminant des propriétaires

Un guide pour les propriétaires est posé sur une table lors d'un séminaire au centre de conférences Chateau Louis à Edmonton.

Les propriétaires ont reçu un guide de 39 pages pour les aider à réagir face à certaines situations délicates.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Radio-Canada

Plus de 11 000 cas de violence familiale sont recensés chaque année par la police en Alberta, et les premiers témoins sont souvent les propriétaires. Des associations cherchent à les guider afin de gérer au mieux ces situations, parfois critiques.

« C'est l'affaire de tous », assure Cortney Lohnes, coordinatrice en éducation à l'association Stop Abuse in Families. Cela fait plus de 15 ans qu'elle travaille sur les problématiques liées aux violences familiales.

Accompagnée, entre autres, de Lois Gander, professeur à l'Université de l'Alberta, Cortney Lohnes animait un séminaire jeudi dernier au centre de conférences Chateau Louis d'Edmonton pour sensibiliser les propriétaires et les gestionnaires immobiliers aux violences familiales.

Violence verbale, psychologique, financière ou physique... La violence familiale au sein des ménages albertains peut prendre différentes formes, mais reste une réalité.

Selon les chiffres de la police, il y a eu 14 000 cas de violences familiales en 2013 dans la province. Dans 7 cas sur 10, la victime était une femme.

Depuis 2008, les statistiques restent stables. Un crime violent sur cinq, en Alberta, est classé dans la catégorie violence familiale.

Une tâche délicate

Pour prévenir et enrayer ce fléau, les propriétaires jouent un rôle central. Une tâche délicate, selon Cesar Silvestre, de l'agence immobilière Boardwalk, responsable de plus de 600 logements dans l'ouest d'Edmonton.

« C'est important qu'on arrive à mieux repérer les victimes parce que, souvent, les gens ont du mal à admettre qu'ils se trouvent dans une situation difficile », pense-t-il.

Les propriétaires ont eu droit à différents conseils durant le séminaire. D'abord, il faut réussir à établir un esprit de communauté dans les immeubles à travers, par exemple, des barbecues entre voisins, l'été.

« Il est important de connaître ses locataires », conseille Cortney Lohnes, de l'association Stop Abuse in Families.

Cortney Lohnes, coordinatrice en éducation à l'association Stop Abuse in Families, dans la salle de la conférence au Chateau Louis d'Edmonton.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Selon Cortney Lohnes, coordinatrice en éducation pour l'association Stop Abuse in Families, les violences familiales sont l'affaire de tous.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Maintenir le dialogue

Les propriétaires doivent aussi apprendre à mieux reconnaître les signes avant-coureurs : retards récurrents dans le paiement des loyers, blessures apparentes, baisse du nombre de visites...

« Les gens ont peur d'empirer la situation en appelant la police », affirme Cortney Lohnes. « Mais, souvent, les intuitions sont bonnes. » Il faut toujours laisser sa porte ouverte au dialogue, c'est la clé, selon elle.

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