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Les commandes de cannabis en ligne en forte baisse au Québec

Une trentaine de personnes font la file devant une succursale de la SQDC pendant qu'un agent de sécurité monte la garde.
Une file de consommateurs devant une succursale de la Société québécoise du cannabis (SQDC) à Montréal le 18 octobre 2018, au lendemain de la légalisation. Photo: La Presse canadienne / Ryan Remiorz

La Société québécoise du cannabis (SQDC) a enregistré une baisse importante de commandes effectuées en ligne jeudi, en comparaison avec ce qui avait été commandé la veille, jour où la consommation de cannabis est devenue légale au Canada.

Ainsi, la SQDC, qui avait reçu 30 000 commandes en ligne mercredi, affirme n'en avoir eu que 8500 jeudi. Il s'agit d'une baisse de 71 %.

La SQDC n'est pas en mesure de dire si cette différence de 21 500 dans le nombre de commandes est liée, ou pas, à la pénurie qui touche certains des produits offerts.

Les commandes de cannabis dans les 12 succursales de la SQDC au Québec sont cependant demeurées stables, soit 13 800 jeudi contre 12 500 mercredi.

Au premier jour de la légalisation du cannabis au pays, il s'était effectué 42 500 transactions au Québec seulement.

Un commerce qui varie selon les provinces

Dans certaines régions du Québec, comme l'Abitibi-Témiscamingue, il n'y a pas de succursales de la SQDC; les consommateurs sont donc tenus de se procurer leur cannabis en ligne.

De plus, selon les provinces et les territoires, le cannabis est vendu tantôt par le secteur privé, tantôt par le secteur public ou encore selon un modèle hybride combinant public et privé.

Il est à noter que la légalisation de la vente de cannabis à des fins récréatives n’a pas éliminé toutes les contraintes quant à la possession et à la vente de la drogue au pays.

Au Québec, le gouvernement nouvellement élu entend faire passer l'âge minimal légal pour consommer du cannabis à 21 ans. Sur la base de consultations et de recommandations, le gouvernement fédéral a fixé à 18 ans l'âge légal pour en consommer.

Selon la ministre fédérale de la Justice, Jody Wilson-Raybould, le Québec s'expose à des « répercussions » et à une contestation judiciaire potentielle s'il augmente l'âge légal à 21 ans.

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