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Des changements avec les acteurs du milieu, plaide le nouveau ministre de l’Éducation

Entrevue avec, Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation
Radio-Canada

Le ministre québécois de l'Éducation, Jean-François Roberge, entend implanter progressivement la prématernelle à quatre ans selon les régions.

En entrevue à 24/60, le nouveau titulaire du portefeuille de l’Éducation explique que le projet gouvernemental s'étendra sur cinq ans en tenant compte de la pénurie d’enseignants.

Il y a des endroits au Québec où il n’y a pas nécessairement des pénuries d’enseignants. On va commencer par là.

Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur

Valoriser la profession de l’enseignant

Le ministre Roberge veut ressortir son plan déposé à l’Assemblée nationale lorsqu’il était dans l’opposition. Il a pour objectif de valoriser la profession de l’enseignant en transformant « la façon dont on fait l’insertion professionnelle », explique-t-il.

On perd un jeune enseignant sur quatre dans les cinq premières années. Quel gaspillage de talents!

Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur

Pour le ministre, « si on réussit l’insertion professionnelle, on vient d’augmenter de 25 % le nombre de nouveaux enseignants ».

Le nouveau ministre de l’Éducation réitère également l’engagement de la Coalition avenir Québec (CAQ) de transformer les commissions scolaires en centres de services aux écoles.

« On va le faire sans mettre personne à la porte. Cela se fera en partenariat avec tous les acteurs du milieu », a indiqué M. Roberge, qui dit vouloir commencer rapidement à améliorer les processus « pour qu’on rénove, pour qu’on agrandisse et qu’on construise nos écoles vite et mieux ».

Nos écoles se détériorent plus qu’on les répare. C’est inacceptable.

Jean-François Roberge

Le ministre caquiste affirme avoir lu la lettre ouverte de la présidente de la CSDM, qui réclame des états généraux sur l’éducation, une idée qu’il n’écarte pas. Toutefois, « il y a des choses qui vont se faire dès cet automne », a dit Jean-François Roberge.

Mais « juste ajouter de l’argent, ça ne fonctionne pas, il faut revoir nos façons de faire », a ajouté le député de Chambly.

Décentralisation des décisions

Le nouveau ministre veut que « les décisions se prennent le plus souvent possible par ceux et celles qui connaissent les élèves par leur nom ».

Le ministre entend également mettre au service des écoles la machine du ministère et les machines des commissions scolaires, promettant aux enseignants « davantage d’autonomie professionnelle » et « plus de marge de manœuvre » pour les directions des écoles.

M. Roberge promet plus d'activités parascolaires pour contrer le décrochage.

« On va donner une heure de parascolaire gratuitement par jour et, pourquoi pas, offrir à des élèves qui ont peut-être des difficultés en maths, en français, en histoire une raison d’aimer l’école. On a de l’argent qui va venir appuyer tout ça », a-t-il précisé.

Sur la qualité de l’enseignement du français, il y a un coup de barre à donner, selon le ministre. Il estime qu’il y a eu « trop de nivellement par le bas », notamment en ce qui a trait aux notes gonflées.

« Maintenant que je suis dans la chaise du ministre, je vais voir quels sont les moyens à prendre pour que les résultats reflètent les acquis des élèves », insiste le ministre Roberge.

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