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Réserve naturelle au parc du Mont-Bellevue : les inquiétudes persistent

Des membres de la Ville de Sherbrooke parlent au micro devant une foule assise.
Les usagers du mont Bellevue ont pu poser leurs questions quant au projet de convertir la montagne en réserve naturelle. Photo: Radio-Canada

Les usagers du mont Bellevue ont la montagne à cœur. La preuve : plus d'une centaine de ceux-ci étaient rassemblés jeudi soir au chalet Antonio-Pinard pour discuter plus en détail du projet de faire reconnaître le parc du Mont-Bellevue en réserve naturelle. La question du vélo de montagne était au cœur des préoccupations.

Les usagers et les membres des organismes de la montagne ont répondu présents à l’appel du Regroupement du parc du mont Bellevue (RPMB), le gestionnaire de la montagne. Ils ont surtout pu poser leurs questions aux représentants de la Ville de Sherbrooke quant au projet de transformation des monts John S. Bourque et Bellevue en réserve naturelle.

« On souhaite aller chercher l’avis sur le projet qui est sur la table pour qu’on comprenne bien les enjeux d’un côté et de l’autre, mais aussi pour que tout le monde comprenne ce qu’est une réserve naturelle », a affirmé la chef de division sport et évènement à la Ville de Sherbrooke, Ingrid Dubuc.

La réserve naturelle regrouperait les 200 hectares des monts Bellevue et John S. Bourque. Une fois la conversion réalisée, les différentes activités qui se pratiquent sur la montagne pourront encore avoir lieu, mais avec un encadrement qui reste encore à définir.

C’est là le coeur du problème. Certains sentiers informels, de course et de vélo de montagne entre autres, situés sur le mont John S. Bourque seront appelés à disparaître dans la nouvelle réserve naturelle, ce qui ne fait pas le bonheur de tous.

« Certains sentiers figurent dans les zones d’exclusions. Évidemment on est préoccupés, on est prêt à regarder ça avec les responsables. On veut s’assurer de pouvoir garder un espace pour pouvoir continuer à pratiquer notre activité », a expliqué le représentant du club de trail Le Coureur, Luc Hamel.

Chaleureusement applaudi lors de la période de questions, le président du club de vélo de montagne Dalbix souhaite de son côté développer les sentiers de vélos de montagne, notamment du côté du mont John .S Bourque. « Ce qu’on demande à la Ville c’est d’avoir encore un peu plus de place pour répondre à nos besoins. En ce moment on se marche sur les pieds, on a l’impression qu’on n’a pas d’autres options », a souligné le président de Dalbix Sherbrooke Luc Dugal.

« Ce que ça nous confirme c’est que peut-être que le mont Bellevue a atteint sa pleine capacité. Si on veut poursuivre le développement de cette discipline sportive, il faut peut-être voir à développer des sites alternatifs et c’est un travail qu’on souhaite faire en collaboration avec les utilisateurs », a répondu Ingrid Dubuc.

Une consultation publique est prévue le 8 novembre prochain.

D’ici décembre 2018, le conseil municipal de Sherbrooke et le conseil d’administration de l’Université, les deux propriétaires de la montagne, comptent produire une résolution pour autoriser le dépôt de la demande au ministère de l’Environnement. Une fois le dépôt complété, le ministère a un an pour évaluer la démarche, ce qui mène idéalement la création de la réserve naturelle à la fin de 2019 ou au début 2020.

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