•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Cannabis : deux autres requêtes en accréditation syndicale déposées

La succursale de la SQDC à Rimouski
La succursale de la SQDC à Rimouski Photo: Radio-Canada / François Gagnon
La Presse canadienne

Le syndicat des Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce (TUAC) vient de gagner une deuxième manche dans sa bataille pour syndiquer les nouveaux travailleurs de la Société québécoise du cannabis (SQDC). Il a déposé deux autres requêtes en accréditation syndicale pour représenter les travailleurs d'une troisième et d'une quatrième succursale.

Le syndicat des TUAC, affilié à la FTQ, a déposé deux autres requêtes pour représenter les travailleurs des succursales de Sainte-Foy et de Mirabel. Celles-ci s'ajoutent aux deux premières requêtes déposées la veille, soit celles de la rue Saint-Hubert, à Montréal, et de Rimouski.

« On est déjà en marche dans les autres succursales », a affirmé Antonio Filato, président des TUAC-Québec, au cours d'une entrevue jeudi. Il prévoit déposer d'autres requêtes bientôt.

Trois organisations syndicales se font la lutte pour représenter les travailleurs de la SQDC, dont les succursales viennent d'ouvrir leurs portes. Outre les TUAC, il s'agit du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui est aussi affilié à la FTQ, ainsi que la CSN.

Le syndicat des TUAC est spécialisé dans le commerce de détail et l'alimentation. Il représente déjà des travailleurs dans les grands supermarchés, dans les quincailleries de grande surface et dans des usines de transformation alimentaire. Il s'était aussi fait connaître lorsqu'il avait tenté de syndiquer les travailleurs des Walmart au Québec.

Attitude « déplorable » de la CSN

M. Filato a par ailleurs déploré les méthodes de recrutement de la CSN.

« Arriver avec des grosses bottines, comme la CSN a fait, avec 20, 25 personnes par boîte. Ils n'ont peut-être pas intimidé avec des paroles, mais juste le fait d'être 20 personnes à la porte... », a déploré M. Filato.

« Je travaille pour les TUAC depuis 34 ans. Je suis un ancien employé de Steinberg. J'ai gravi les échelons dans le mouvement syndical, et je trouve ça triste pour le mouvement syndical en général. Ce sont des travailleurs relativement jeunes qui ont été embauchés à la SQDC. C'est leur première expérience syndicale. Je ne pense pas que les jeunes travailleurs d'aujourd'hui ont besoin d'avoir une image comme ça d'un syndicat », a-t-il dit, parlant d'une attitude « déplorable » de la CSN.

Il affirme ne pas avoir constaté le même comportement chez les représentants du SCFP, l'autre grand syndicat qui tente de représenter les travailleurs de ces succursales.

Pas d'intimidation, dit la CSN

Affirmer que 20 ou 25 représentants de la CSN sollicitaient les nouveaux travailleurs sur leur lieu de travail, « c'est totalement exagéré », a répliqué le vice-président de la CSN, Jean Lacharité.

Il concède toutefois que la centrale syndicale a « de bonnes équipes sur le terrain; on est bien organisé; on est aux portes des succursales ».

« On fait notre travail d'organisation et on n'a posé aucun geste d'intimidation. Évidemment, nos militants et nos salariés s'affichent. Il y en a qui portent des tuques CSN, des manteaux CSN, mais il n'y a pas de mal à s'afficher. Ce n'est pas de l'intimidation de porter une tuque ou un manteau », s'est-il défendu.

Il assure que la CSN va éventuellement déposer aussi une requête en accréditation syndicale pour la SQDC. Mais la CSN, comme le SCFP, ne procède pas succursale par succursale, comme les TUAC. Tant la CSN que le SCFP ne souhaitent qu'un seul syndicat pour toute la Société québécoise du cannabis.

Syndicalisme

Économie