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La nomination d'un nouveau sous-ministre à l’Éducation non bilingue suscite l’inquiétude

Un homme assis en rencontre écoute attentivement.
Bernard Lesage, porte-parole des Partenaires pour l'éducation en français. Photo: Radio-Canada / Bert Savard

Un an après l'abolition de la fonction de sous-ministre adjoint responsable du Bureau de l'éducation française (BEF) au Manitoba, le dossier suscite encore des discussions. La province a nommé un nouveau sous-ministre à l'Éducation, qui n'est pas bilingue.

À la suite d’un remaniement dans les postes de hauts fonctionnaires, Grant Doak remplace James Wilson au poste de sous-ministre à l'Éducation. Là où le bât blesse, c’est que, selon la province, M. Doak n'est pas bilingue.

Le bilinguisme, c’est pourtant ce que proposait le groupe des Partenaires pour l'éducation en français, formé de différents acteurs de la communauté, pour la personne qui occuperait ce poste. À défaut, le groupe avait aussi suggéré de revenir au statu quo, en rétablissant un sous-ministre adjoint responsable du BEF.

Ni l'une ni l'autre de ces demandes ne semble avoir été entendue pour l'instant. La province a aussi, récemment, créé un nouveau poste de directrice générale au BEF.

Pour le porte-parole des Partenaires de l'éducation en français, Bernard Lesage, plusieurs questions demeurent en suspens. « On attend toujours de rencontrer le ministre pour clarifier », dit-il.

Pour sa part, le ministre de l'Éducation, Kelvin Goertzen, affirme, dans une déclaration écrite, qu'il espère rencontrer le groupe dans le futur. Il assure que la nouvelle directrice générale nommée au BEF peut porter directement à son attention les enjeux et les priorités en éducation française. Il ajoute qu'elle sera en mesure de consulter la communauté.

En attendant, pour l'ancien président de la Société de la francophonie manitobaine (SFM), Léo Robert, les consultations de la dernière année n'ont servi à rien.

« On a passé au travers de la forme, essayé de faire semblant qu'on consultait les francophones. Alors, si c'est le cas, c'est pas juste pas correct, c'est même insultant », déplore-t-il.

Il est grand temps pour la communauté, dit Léo Robert, d'élaborer une planification stratégique complète de l'éducation en français. Il admet qu'en dernier recours, il faudra se tourner vers les tribunaux.

Déclaration générale du ministre Kelvin Goertzen

« Nous avons mis en place une nouvelle structure de direction au sein du Bureau de l’éducation française (BEF), dirigée provisoirement par Lynette Chartier en tant que directrice générale et conseillère spéciale du ministre.
Ce poste porte les problèmes et les priorités liés à l'éducation en langue française directement à l'attention du ministre. Le directeur consultera les partenaires et les intervenants en éducation et collaborera avec eux, et établira des comités pour explorer des moyens d'améliorer davantage l'éducation en langue française au Manitoba.
La province a précédemment remercié le groupe de partenaires pour son rapport et s'est engagée à examiner les informations présentées. J'ai hâte de rencontrer le groupe à l'avenir. »

D'après les informations de Camille Gris Roy

Manitoba

Francophonie