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« J'ai tenu mes promesses », déclare John Tory, maire de Toronto

Le maire de Toronto, John Tory
Le maire de Toronto, John Tory Photo: La Presse canadienne / Tijana Martin
Radio-Canada

Le maire, qui sollicite un autre mandat auprès des résidents, défend son bilan des quatre dernières années à la tête de la plus grande ville du Canada.

Une analyse de Lyne-Françoise Pelletier

Élu en 2014, John Tory a été le premier maire à n'avoir aucune expérience à l'hôtel de ville depuis une centaine d'années.

Il a fait face à une courbe d'apprentissage accélérée et croit avoir réussi à tirer son épingle du jeu.

M. Tory s'était donné comme première tâche de rétablir la stabilité et la courtoisie à l'hôtel de ville de Toronto, lesquelles avaient été malmenées durant les années tumultueuses de l'administration de Rob Ford.

Il s'est ensuite attaqué aux problèmes de congestion routière, de transport en commun et de logement social y compris les refuges pour sans-abri.

100 premiers jours

À la fin de cette période, John Tory avait en main un plan en six points pour combattre la congestion routière incluant la création d'un comité pour mieux coordonner les fermetures de rue et une nouvelle politique pour remorquer les véhicules bloquant des voies de circulation à l'heure de pointe au centre-ville.

En matière de transports en commun, il a restauré les services d'autobus éliminés en 2011, étendu le réseau d'autobus express en ajoutant quatre nouveaux circuits et mis en oeuvre le programme de trajet gratuit pour les enfants de 12 ans et moins.

Photo : Radio-Canada / Michael Charles Cole

Le maire a aussi mis sur pied un groupe de travail sur le logement social pour réorganiser la Société d'habitation de Toronto. La stratégie de réduction de la pauvreté a aussi reçu une injection de 21 millions de dollars pour aider les jeunes et les sans-abri.

Ces 100 premiers jours n'étaient que l'ombre de ce que le maire allait accomplir durant son mandat.

Esprit de collaboration

John Tory affirme qu'il a tenu ses principaux engagements grâce à son esprit de collaboration en politique. Cet avantage, ajoute-t-il, lui a permis d'améliorer les relations de la Ville avec les gouvernements provincial et fédéral.

J'ai réussi à obtenir de nouveaux fonds pour des projets de transport en commun et de logement.

John Tory, maire de Toronto

Il admet toutefois que tous les quartiers de la ville n'ont pas prospéré de manière égale sous son administration malgré des investissements importants.

Un groupe de résidents manifestent pour dénoncer la pénurie de logements abordables à Toronto.Des manifestants dénoncent la pénurie de logements abordables à Toronto. Photo : Radio-Canada / Myriam Eddahia

Certains quartiers sont toujours aux prises avec des problèmes de transport en commun, de logement abordable et de chômage parmi les jeunes, selon lui.

Une situation qu'il entend rectifier ou du moins améliorer s'il est réélu.

Réalisations importantes

Le maire de Toronto est fier de ses réalisations en commençant par son projet de transport SmartTrack pour lequel la Ville déboursera près 1,5 milliard de dollars pour construire six nouvelles stations pour le réseau de transport régional GO.

Nous avons aussi adopté un plan de transport en commun pour les prochains 10 ans.

John Tory, maire de Toronto

Ce plan comprend notamment la construction de la ligne d'allègement, des voies de train léger sur rail pour le bord de l'eau, pour l'est et l'ouest de la ville ainsi que le métro d'un arrêt pour Scarborough. Des projets qui ont reçu peu ou aucun financement.

Les deux leaders sont en discussion autour d'une table.Le maire de Toronto, John Tory, lors d'une rencontre avec l'ex-première ministre ontarienne Kathleen Wynne Photo : Radio-Canada / Claudine Brulé

Il souligne toutefois qu'il a obtenu 170 millions de dollars par année de la province à la suite du fiasco des péages. L'argent provient de la taxe sur l'essence. Reste à voir si le présent gouvernement de Doug Ford respectera cet engagement des libéraux.

Mais certaines décisions du maire Tory sont ouvertement critiquées par ses adversaires, notamment celles de reconstruire la partie est de l’autoroute Gardiner, de ne pas réduire la largeur de la rue Yonge dans le quartier Willowdale et de maintenir les augmentations d'impôt foncier égales ou inférieures à l'inflation.

Un iceberg de 30 milliards de dollars

Les finances de Toronto sont en bon état, selon le maire John Tory. Il précise que la Ville a affiché des surplus budgétaires au cours des dernières années et qu'elle jouit d'une bonne cote de crédit.

Un ouvrier procède à la réfection d'une route.Travaux d'infrastructures à Toronto. Photo : CBC/Michael Charles Cole

Toutefois, la Ville a un déficit de 30 milliards de dollars dans son budget d'immobilisations. L'ancien directeur municipal, Peter Wallace, l'avait surnommé l’iceberg parce que les élus municipaux avaient tendance à financer les projets d'infrastructures rapides tout en ignorant ceux de longue haleine.

Il y a toujours des histoires qui laissent entendre que Toronto est au bord du gouffre financier.

John Tory, maire de Toronto

Les finances de la Ville sont un souci constant pour le maire.

Il soutient qu'il a agi de façon responsable au cours de son mandat et qu'il n'a pas l'intention de changer de cap s'il est réélu le 22 octobre.

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