•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La formation du conseil des ministres vu par Yvon Vallière

Le premier ministre désigné François Legault lors de la cérémonie d'assermentation des députés de la Coalition avenir Québec.
Le premier ministre désigné François Legault lors de la cérémonie d'assermentation des députés de la Coalition avenir Québec. Photo: La Presse canadienne / Jacques Boissinot
Radio-Canada

Composer un conseil des ministres : une tâche nécessaire, complexe et parfois ingrate, puisqu'elle exige du Premier Minsitre de faire un choix entre plusieurs personnes qui ont défendu les mêmes valeurs pendant une campagne électorale. L'ancien député de Richmond et ancien whip en chef, Yvon Vallière en témoigne.

Yvon Vallière a été président du caucus du gouvernement et président de l'Assemblée nationale, des fonctions qui lui ont permis de voir de près le processus de nomination des ministres.

C'est une journée qui est remplie d'émotions. Beaucoup de gens attendent un coup de fil, raconte-t-il.

Il précise que le choix du premier ministre dépend de plusieurs critères. Le premier ministre doit entre autres tenir compte de la représentation des différentes régions administratives et de la parité homme femme au sein de son conseil.

Il rappelle que François Legault a été ambitieux lors de sa campagne électorale et qu'il doit livrer la marchandise pour les engagements qu'il a pris. Il doit miser sur l'expertise de certains députés, précise Yvon Vallière.

Autre temps, autres moeurs

François Legault aurait annoncé hier au téléphone, la nouvelle aux futurs ministres : une façon très différente de ce qui se faisait à l'époque, dit Yvon Vallière.

À l'époque, ça se faisait dans un hôtel, un endroit retiré. Chacun des députés qui étaient choisis par le premier ministre était rencontré individuellement par lui. On leur présentait ensuite leur chef de cabinet et leurs attachés de presse, raconte Yvon Vallière.

À ce moment-là, c'était particulier parce qu'aucun ministre qui était nommé ne pouvait savoir qui d'autre était nommé. Il y avait tout un jeu dans les différentes pièces de l'hôtel où ça se déroulait. Il y a avait un grand suspense autour des nominations

Yvon Vallière, ancien député de Richmond et ancien whip en chef

Il garde un souvenir précieux de son poste au ministère de l'agriculture et à titre de président de l'Assemblée nationale. Il y a une chose que la politique m'a apprise : il faut être patient. J'ai été député 11 ans avant d'accéder au conseil des ministres. Avec un cabinet d'une trentaine de ministres, plusieurs devront être patients, conclut-il.

Estrie

Politique