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Stéfanie Clermont : « Je suis fascinée par les auteurs qui arrivent à écrire la vérité »

Portrait de l'auteure Stéfanie Clermont en chandail vert, cheveux châtains longs lâchés portés sur le côté gauche.
L'auteure Stéfanie Clermont a publié en 2017 un premier livre très remarqué : « Le jeu de la musique ». Photo: Le Quartanier/Justine Latour
Radio-Canada

L'an passé, Stéfanie Clermont a fait paraître son premier livre, Le jeu de la musique (Le Quartanier), un recueil de nouvelles interreliées qui se lit comme un roman. Cette année, tout en préparant la venue d'un nouveau-né, elle a accepté de faire partie du jury du Prix de la nouvelle Radio-Canada et a hâte de découvrir à son tour « de nouvelles plumes, des univers inconnus et singuliers ».

Avant de publier son premier livre, Stéfanie Clermont a fait toutes sortes de boulots – caissière, serveuse, peintre en bâtiment, assistante dans un studio de son, traductrice – et toutes sortes d’activités non rémunérées : radio et journalisme communautaire, cinéma documentaire, soutien aux prisonniers.

Pour résumer Le jeu de la musique, elle explique que ça parle d’amour, d’amitié, du deuil et aussi de politique, de féminisme et de lutte de pouvoir.

La jeune auteure, qui a grandi à Ottawa et habite désormais à Montréal, raconte avoir été très impressionnée pendant le processus d'édition de son manuscrit par le rôle tenu par ses éditeurs. À son tour, elle a eu envie de se pencher sur des textes qui n’ont pas encore été travaillés en équipe et d’en relever les qualités et les subtilités, comme ses éditeurs l’ont fait pour elle à la première lecture de son manuscrit.

J’ai hâte de découvrir de nouvelles plumes, des univers inconnus et singuliers.

Stéfanie Clermont

Selon elle, la concision de la nouvelle n'est pas un obstacle. Elle aime l’idée que « tout peut devenir une histoire ».

Une histoire n’a pas à faire 300 pages. [...] Quinze pages, ou trois lignes peuvent suffire pour raconter ce qu’on a à raconter. Même en une seule phrase, on peut ouvrir une brèche dans un monde qu’on ne comprend pas tout à fait.

Stéfanie Clermont

À la question-piège « Quels sont les ingrédients indispensables d'une bonne nouvelle? », Stéfanie Clermont répond qu'il n'y a pas de formule, mais se dit touchée et fascinée par les auteurs qui arrivent à écrire la vérité.

Je sens que je touche à une écriture vraie quand je reconnais des sensations et des situations que je croyais impossibles à décrire ou alors quand une nouvelle réalité, très loin de la mienne, m’engloutit le temps d’une lecture et me fait presque oublier ma vie.

Stéfanie Clermont

Elle-même essaie d’écrire avec le plus grand respect « pour une lectrice imaginaire qui aurait une grande intelligence, mais peu de tolérance pour les fioritures : de façon claire, concise, et sans surexpliquer ».

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