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Facebook pense que le piratage massif a été mené par des escrocs

Des usagers de Facebook revoient les réglages de sécurité de leur compte.
Les escrocs cherchaient visiblement à gagner de l'argent et n'étaient pas des pirates à la solde d'un pays étranger. Photo: La Presse canadienne / Sean Kilpatrick
Agence France-Presse

Facebook pense que le piratage massif de données personnelles révélé à la fin de septembre a été orchestré par des polluposteurs à des fins financières, et non par un pays à des fins politiques, selon ce qu'affirmait le Wall Street Journal mardi.

Selon les conclusions préliminaires de l'enquête interne de Facebook, ces escrocs cherchaient à gagner de l'argent avec des pubs de type pollupostage et n'étaient visiblement pas des pirates à la solde d'un pays étranger, affirme le quotidien économique, citant une source anonyme proche de ces investigations.

Interrogé par l'Agence France-Presse, Facebook a renvoyé à ses déclarations précédentes, indiquant que le FBI lui avait demandé de ne pas évoquer les personnes qui pourraient être derrière ce piratage.

L'hypothèse de simples escrocs éloigne le spectre d'une action à but politique, qui aurait pu être orchestrée de l'étranger, comme cela a été le cas, selon les renseignements américains et Facebook, pendant l'élection présidentielle américaine de 2016.

La faille reste néanmoins dommageable pour l'image du groupe, déjà ternie par la manipulation politique ou le scandale des données personnelles ayant fuité jusqu'à la firme Cambridge Analytica.

Facebook a révélé, le 28 septembre, une faille de sécurité touchant 50 millions de comptes avant de revoir ce chiffre à la baisse la semaine dernière, estimant que 29 millions de comptes avaient été touchés.

Pour l'ensemble des 29 millions de comptes, les pirates informatiques ont accédé au nom de l'utilisateur, à son adresse courriel ou à son numéro de téléphone si celui-ci était indiqué.

Dans 14 millions de cas, en revanche, la pêche a été beaucoup plus fructueuse, et potentiellement plus dommageable.

Outre le nom et les contacts, les pirates informatiques ont aussi pu avoir accès aux autres informations recensées sur le réseau social : sexe, situation amoureuse, éducation reçue, date de naissance, lieu d'habitation (s'il était indiqué), emploi occupé, pages Internet et personnes suivies par les utilisateurs concernés.

Les pirates ont pu accéder aux comptes comme s'ils en étaient propriétaires, mais n'ont, selon le réseau social, pas publié ni modifié de contenus.

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