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Drogue du viol à l'Université Laval : des dénonciations qui inquiètent

Monument d'accueil de l'Université Laval.
Monument d'accueil de l'Université Laval. Photo: Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

L'Université Laval enquête sur de présumés cas d'intoxication à « la drogue du viol » dont auraient été victimes plusieurs étudiantes en médecine depuis le début de la session. Des allégations qui préoccupent tant la direction que les étudiants rencontrés sur le campus.

Un signalement a été fait récemment pour un cas d’intoxication au GHB survenu sur le campus lors des activités d’initiation.

Huit autres étudiantes ont aussi rapporté anonymement des cas semblables lors de soirées étudiantes en septembre ou en octobre.

Certaines auraient vécu personnellement des situations qui pourraient s’apparenter à la consommation de GHB. D’autres plaignantes auraient plutôt été témoins ou en auraient entendu parler.

Au moins une jeune femme a été hospitalisée après avoir participé à une soirée d’étudiants en médecine de l'Université Laval, selon des informations rapportées par Le Journal de Québec.

La victime aurait subi une perte de mémoire totale pendant une partie de la nuit.

L'Université Laval inquiète

La porte-parole de l’Université Laval, Andrée-Anne Stewart, indique que la direction de l'établissement prend ces allégations très au sérieux.

« On va mener cette enquête-là. On veut récolter des preuves, des faits, des témoignages. Donc, c'est important que les étudiants et étudiantes qui détiennent de l'information communiquent avec nous. Nous voulons aller au fond des choses et faire les suivis nécessaires », explique-t-elle.

Bien que l'enquête débute, rien ne laisse présager pour le moment que des agressions sexuelles auraient eu lieu, en lien avec ces intoxications.

Le Service de police de la Ville de Québec affirme pour sa part n'avoir reçu aucune plainte à ce sujet.

Vicky Boutin n'a jamais vu de prévention liée à la drogue du viol à l'Université Laval. Vicky Boutin n'a jamais vu de prévention liée à la drogue du viol à l'Université Laval. Photo : Radio-Canada

Les étudiants aussi

Sur le campus, ces révélations préoccupent toutefois les jeunes femmes.

« C’est assez affreux. Personnellement, les partys, ce n’est pas trop mon genre. Ce n’est pas la première fois qu’on en entend parler et c’est probablement pas juste [en] médecine non plus », dénonce une étudiante.

« C’est inquiétant, je ne peux pas croire que ces gens-là ont été intoxiqués », ajoute pour sa part Vicky Boutin, également étudiante.

Mme Boutin appelle d’ailleurs à davantage de sensibilisation en lien avec la drogue du viol à l'Université Laval.

« Je n’ai jamais vu de prévention. Je pense qu’il faudrait en faire plus », conclut-elle.

Avec les informations de Nahila Bendali

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