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Restigouche-Ouest : des solutions pour le 1er novembre, promet Ambulance NB

Une ambulance au Nouveau-Brunswick.

Les retards de véhicules d'urgence se multiplient dans le Restigouche-Ouest.

Photo : ICI Radio-Canada/Michel Nogue

Radio-Canada

Ambulance Nouveau-Brunswick promet des « solutions concrètes » aux citoyens du Restigouche-Ouest pour pallier les problèmes de retard des véhicules d'urgence dans la région. Ces solutions seront exposées lors d'une nouvelle rencontre entre Medavie et des intervenants de la région, le 1er novembre.

Un texte de Margaud Castadère

Après un autre cas concernant le manque d’ambulances dans le Restigouche-Ouest la semaine dernière, des représentants de Medavie ont accepté de se rendre à Saint-Quentin mercredi soir pour discuter avec des élus et certains citoyens.

Richard Losier, président de Services de santé Medavie Nouveau-Brunswick et directeur général d’EM/ANB inc.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Richard Losier, président de Services de santé Medavie Nouveau-Brunswick et directeur général d’EM/ANB inc.

Photo : Radio-Canada

À la sortie de la rencontre, le PDG d’Ambulance Nouveau-Brunswick, Richard Losier, se félicitait d’une rencontre constructive avec les groupes présents. On est confiants qu’on va arriver à des solutions pour la région, a-t-il déclaré.

J’ai donné ma parole que le 1er novembre on va arriver avec des solutions concrètes.

Richard Losier, PDG d’Ambulance Nouveau-Brunswick

Il reconnaît qu’il y a parfois des délais d’intervention dans la région. Quand les ambulances sont ici, il n’y a pas de problème. Nos réponses sont à 98 % dans notre mandat de 22 minutes [de temps de réponse]. [...] Mais quand on est en transfert, [avant] que les autres [ambulances] viennent remplacer, c’est là qu’il y a les délais.

En entrevue au Réveil Nouveau-Brunswick de Radio-Canada, il a précisé que les transferts de patients - qui peuvent être des transferts urgents - représentent environ 30 % de tous les cas de transport par ambulance au Nouveau-Brunswick.

Des intervenants rassurés

La mairesse de Saint-Quentin, Nicole Somers, s'est dite satisfaite de cette rencontre. Ça a été une réunion très constructive. Je suis contente. [...] Il y a eu des discussions franches. Pour une fois, on a vraiment mis tous les problèmes sur la table.

La mairesse de Saint-Quentin, Nicole Somers, déplore le manque d'ambulances dans la région.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La mairesse de St-Quentin, Nicole Somers, déplore le manque d'ambulances dans la région

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Ils ont pris nos considérations, nos recommandations.

Nicole Somers, mairesse de Saint-Quentin

Mais la menace d'un recours collectif, évoqué la semaine dernière, reste sur la table, selon elle. On s’est fait dire maintes et maintes fois qu’on allait nous revenir avec des solutions. Mais cette fois-ci, c’est très clair que si dans deux semaines il n’y a pas de solution, nous on poursuit avec notre recours collectif.

Même son de cloche chez la présidente du comité permanent de la santé de Saint-Quentin, Joanne Fortin. Ce dont je suis le plus satisfaite, c’est la réception qu’on a eue.

Au début de la rencontre, on était très déçus, car on s’attendait à avoir des réponses plus concrètes, a expliqué Mme Fortin. Mais finalement, c’est reporté à dans deux semaines. Mais je peux comprendre qu’il y a une logistique en arrière de ça.

Une région « unique »

Richard Losier a reconnu le caractère singulier du Restigouche-Ouest pour les services d’Ambulance NB.

La région de Saint-Quentin-Kedgwick, c’est un endroit unique dans la province. On est conscients de ça. C’est un endroit où les hôpitaux régionaux sont à une heure de chaque bord, a-t-il dit.

Joanne Fortin en entrevue avec un journaliste.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Johanne Fortin est la présidente du comité permanent de la santé de la ville de Saint-Quentin.

Photo : Radio-Canada

Ça nous rassure!, a lancé en réponse Joanne Fortin. On a réussi à expliquer les particularités de notre territoire.

Celle-ci rappelle les principales recommandations faites à Ambulance Nouveau-Brunswick. On a besoin de plus qu’une ambulance, d’avoir des services sur place et de répondre aux transferts hospitaliers. [...] Il faut s’assurer qu’il y ait toujours une ambulance de prête sur le territoire en cas d’urgence.

L’unité d’intervention rapide

Le PDG d’Ambulance Nouveau-Brunswick a rappelé la mise en place prochaine d’une unité d’intervention rapide, annoncée en juillet dernier. Le principe : un travailleur paramédical sera ajouté aux équipes d'ambulanciers, avec son propre véhicule d’intervention. Son travail sera d’administrer des soins d’urgence en attendant le transport vers l’hôpital, qui se fera en ambulance.

Ce service sera mis en place dans le Restigouche-Ouest à partir du mois de décembre, selon Richard Losier.

D’ici là, Ambulance Nouveau-Brunswick promet de déployer des efforts supplémentaires dans la région.

Avec les informations de Kassandra Nadeau et Serge Bouchard

Nouveau-Brunswick

Santé