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Faute de progrès, il n’y aura pas de sommet sur le Brexit en novembre

La première ministre britannique Theresa May arrivant au sommet des dirigeants de l'Union européenne à Bruxelles, en Belgique, le 17 octobre 2018.
Le président du Conseil européen, Donald Tusk, avait prévenu qu'il demanderait à Theresa May des propositions « concrètes » et « créatives » pour pouvoir avancer. Photo: Reuters / Toby Melville

L'Union européenne (UE) ne prévoit pas « pour l'instant » d'organiser un sommet sur le Brexit en novembre, faute de progrès dans les négociations avec la Grande-Bretagne.

Une source européenne citée par l’AFP explique, à l'issue d'un sommet à Bruxelles, que les 27 n’ont pas obtenu de nouvelles propositions de la part de la première ministre britannique Theresa May et ont appelé le négociateur de l’UE , Michel Barnier, « à poursuivre ses efforts pour aboutir à un accord ».

« Nous avons besoin de temps, de plus de temps » pour arriver à un compromis à la fois sur les conditions du divorce et sur la future relation, a affirmé M. Barnier.

Michel Barnier, négociateur en chef de l'Union européenne pour le Brexit au sommet des dirigeants de l'Union européenne à Bruxelles, en Belgique, le 17 octobre 2018. Michel Barnier, négociateur en chef de l'Union européenne pour le Brexit au sommet des dirigeants de l'Union européenne à Bruxelles, en Belgique, le 17 octobre 2018. Photo : Reuters / Francois Lenoir

Au terme de l'intervention de la dirigeante britannique lors du sommet de Bruxelles, le président du Parlement européen Antonio Tajani a déclaré qu’il n’avait « pas constaté de nouveautés majeures » dans le discours de Mme May.

Dans son intervention d’une quinzaine de minutes, la première ministre britannique a fait une « évaluation positive » des « progrès » réalisés jusque-là, mais elle ne semble pas avoir convaincu les 27 qui attendaient une nouvelle impulsion donnée aux négociations, aujourd’hui dans l'impasse.

Mais dès le départ, le président du Conseil européen Donald Tusk avait prévenu qu'il demanderait à Theresa May des propositions « concrètes » et « créatives » pour pouvoir avancer.

L'optimisme de Mme May n'a pas suffi

Plus tôt à son arrivée à Bruxelles, devant les journalistes, la première ministre a affiché un ton optimiste en affirmant qu'un accord était « réalisable ».

Le président français, Emmanuel Macron, est d’un autre avis.

On a la volonté collective d'avancer, mais nous n'y sommes pas encore.

Le président français Emmanuel Macron

« Il y a encore du travail devant nous », ajoute pour sa part la chancelière allemande Angela Merkel, qui fait pourtant état d’un accord « prêt à 90 % ».

Les disputes internes en Grande-Bretagne sur le Brexit inquiètent l'UE. Le soutien du Parlement britannique est nécessaire pour tout texte négocié.

Même si on trouve un accord ici, ce n'est pas encore garanti qu'il passe à Londres.

Xavier Bettel, premier ministre luxembourgeois

Les discussions entre l'UE et Londres achoppent notamment sur la solution qui permettrait d'éviter le rétablissement d'une frontière physique entre l'Irlande et l'Irlande du Nord pour sauvegarder les accords de paix de 1998.

La prolongation jusqu'au 31 décembre 2021 de la période de transition est évoquée en coulisses comme une solution afin de débloquer les négociations.

Mme May n’est pas contre cette idée, selon Antonio Tajani.

Le gouvernement britannique propose de rester aligné sur les règles douanières de l'UE jusqu'à la signature d'un accord de libre-échange plus large, ce qui permettra d'éviter le contrôle de marchandises aux frontières.

Londres juge inacceptable l’idée de ne garder que l'Irlande du Nord dans l'union douanière, comme le suggèrent les 27. Il n’est pas question d’accepter une « proposition qui aurait pour effet de disloquer le Royaume-Uni ».

Avec les informations de Agence France-Presse

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