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Le cannabis légal, une mine d’or pour les scientifiques

Une femme marche entre des plants de cannabis dans une serre.

Les scientifiques ont hâte d’explorer les composés de la marijuana

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les consommateurs ne sont pas les seuls à se réjouir de la toute nouvelle légalisation du cannabis au Canada. Des scientifiques de l'Université de la Saskatchewan ont hâte d'explorer les nouvelles avenues de recherche auxquelles elle donne accès pour mieux comprendre les effets de la plante.

« Quand on pense au cannabis, beaucoup de gens vont penser au THC et au cannabidiol (CBD). Mais, en réalité, la plante contient au moins 120 autres composés, et nous en savons relativement peu sur leur fonctionnement dans le corps », explique le Dr Robert Laprairie, professeur associé de pharmacologie et de neurosciences à l’Université de la Saskatchewan.

Avec son groupe de chercheurs, le biologiste espère mieux comprendre comment ces composés agissent sur le corps.

« C’est comme si on nous donnait un nouveau jouet, et il y a un potentiel incroyable », renchérit le professeur Darrell Mousseau, de la Chaire de recherche de la Saskatchewan sur la maladie d'Alzheimer et les démences qui y sont liées, à l'Université de la Saskatchewan.

L'homme est assis dans son laboratoire de recherche.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le professeur Darrell Mousseau

Photo : Radio-Canada

Il s’intéresse aussi aux interactions entre les molécules du cannabis et le corps, mais surtout à leur résultat sur le comportement des gens et les symptômes de certaines maladies, comme le diabète ou la dépression.

« Dans le domaine de la santé, par exemple, ça va nous donner des occasions incroyables pour voir ce qui se passe avec ces molécules qui peuvent activer des systèmes qui existent déjà dans notre corps », affirme-t-il.

Darrell Mousseau accueille avec enthousiasme les possibilités d’informer le public qui accompagnent la légalisation du cannabis. Il espère apporter davantage d’outils aux gens pour qu’ils puissent tirer le maximum de bénéfices du produit. Selon lui, beaucoup de patients se documentent sur le web au sujet du cannabis, pratiquent l’automédication et n’utilisent pas le produit convenablement.

Avec de la recherche, on va pouvoir leur donner des preuves pour leur dire quelle plante utiliser et dans quelle proportion.

Une citation de : Darrell Mousseau, professeur à l'Université de la Saskatchewan

Robert Laprairie souligne qu’avec la légalisation la stigmatisation du produit va diminuer et les patients qui l’utilisent vont pouvoir davantage parler des effets qu’ils ressentent.

Robert Laprairie, Darrell Mousseau et une quinzaine d’autres chercheurs font partie d'une équipe interdisciplinaire de recherche de l’Université de la Saskatchewan, l’Initiative de recherche sur les cannabinoïdes de la Saskatchewan (CRIS), qui met à profit la pharmacie, la nutrition, les sciences vétérinaires, l’agriculture, la santé publique, le droit et les politiques publiques.

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