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Un groupe dénonce l'inspection « militariste » de bars par des policiers d'Edmonton

Une poignée de policiers à l'intérieur du Nyala Lounge, en soirée.
Selon le propriétaire du Nyala Lounge, la police a fait plusieurs douzaines d'inspections de son bar dans les deux dernières années. Photo: CBC / (courtoisie du Nyala Lounge)
Radio-Canada

Une coalition des droits de la personne exige une rencontre avec la police d'Edmonton pour discuter d'une série d'inspections « de nature militariste » dans un bar afro-canadien.

Le propriétaire de Nyala Lounge, Moe Tesfay, a accusé la police de profilage racial et de comportement harcelant auprès des clients lors de plusieurs douzaines d'inspections de son entreprise. La police d'Edmonton nie les reproches du propriétaire.

Après avoir parlé à maintes reprises avec M. Tesfay ainsi qu'avec d'autres propriétaires afro-canadiens, le groupe Coalition for Justice and Human Rights en conclut que ces derniers ont été « victimes de harcèlement ».

« Ce qui s'est produit au bar Nyala n'est pas unique. Plusieurs propriétaires nous ont dit aussi avoir été l'objet de pratiques inéquitables », écrit la coalition dans un communiqué envoyé mercredi.

Ce qui préoccupe la coalition, c'est l'attitude « militariste » décrite par ceux qui possèdent des entreprises. Selon elle, cela représente un danger public.

« Des contraintes injustifiées »

Le Nyala Lounge n'attire plus les foules comme par le passé, selon son propriétaire. Le bar situé à l'angle de la 98e Rue et de la 108e Avenue est presque toujours vide, même la fin de semaine.

Moe Tesfay devant un bar orné de bouteilles d'alcool. Le propriétaire Moe Tesfay a été « victime de harcèlement », selon une coalition des droits humains. Photo : CBC

La police d'Edmonton a annoncé plus tôt ce mois-ci que l'entreprise fermerait ses portes à cause de violations de l'ordre public. Selon la coalition, Moe Tesfay a été obligé de mettre l'édifice en vente.

Il faut se demander si la police a un désir d'imposer des contraintes injustifiées sur ces propriétaires, les obligeant à fermer les portes.

mots tirés du communiqué de la Coalition for Justice and Human Rights

La coalition rencontrera jeudi les personnes concernées par cette affaire afin de rédiger une plainte pour atteinte aux droits de la personne.

La police n'a pas répondu à la demande de commentaires de CBC/Radio-Canada.

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