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Enthousiasme dans les magasins d’accessoires de cannabis ontariens

Des accessoires de cannabis.
Le magasin Hot Box à Toronto Photo: Radio-Canada

La légalisation du cannabis, mercredi, amène de nombreux consommateurs à se tourner vers les magasins d'accessoires. Contrairement aux comptoirs de vente, ces magasins font des affaires en toute légalité en Ontario.

Un texte de Jean-François Morissette

Faute d’explications sur le site Internet de la Société ontarienne du cannabis, certains clients ont choisi de se tourner vers des experts pour bien comprendre ce qu'ils achètent, estime Abi Roach, propriétaire du magasin d'accessoire Hot Box, à Toronto. Elle constate qu'en cette première journée de la légalisation, les clients affluent dans son magasin.

Dans ces magasins, les consommateurs peuvent acheter les accessoires nécessaires pour la consommation du produit. Elle croit qu’aujourd’hui plus que jamais, les Ontariens veulent comprendre les différentes manières de consommer de la marijuana.

Même son de cloche chez la propriétaire du magasin Northern Hempisphere à Sudbury, Tammy Gouch.

Il a vraiment beaucoup de personnes qui entrent et posent des questions au sujet de la légalisation de la marijuana. On se questionne si l’on veut fumer ou vapoter, si l’on souhaite consommer de l’huile. Il y a toujours beaucoup de questions.

Tammy Gouch, propriétaire du magasin Northern Hempisphere

Pour Tammy Gouch, la vente d’accessoires n’est que le début, elle qui souhaite prendre de l'expansion dans les prochaines années.

Une femmeTammy Gouch, propriétaire du magasin Northern Hempisphere Photo : Radio-Canada / Mathieu Gregoire

On va grandir assurément. Northern Hempisphere n'aura pas seulement un magasin au détail [...] Mais on a beaucoup à faire afin de comprendre la manière de procéder, explique-t-elle.

Abi Roach compte elle aussi prendre de l'expansion et ouvrir une autre succursale dans le quartier grec de la Ville Reine.

Les comptoirs de vente toujours illégaux

Même s’ils sont toujours illégaux, plusieurs comptoirs de cannabis étaient toujours ouverts en cette première journée de la légalisation.

Toutefois, aucun des propriétaires approchés par Radio-Canada n’a accepté d’accorder une entrevue, par peur de représailles.

Abi Roach estime, pour sa part, qu’il n’est pas plus risqué aujourd’hui qu’hier d'exploiter un comptoir de vente de cannabis. Ils ont toujours été illégaux, insiste-t-elle.

Une femme avec des lunettesAbi Roach, propriétaire du magasin Hot Box à Toronto. Photo : Radio-Canada

Le cannabis est maintenant légal et la vente de toute substance légale doit être encadrée par un cadre législatif. On ne peut pas s'attendre à ce que ça soit légal et pas encadré.

Abi Roach, propriétaire du magasin Hot Box

Sans vouloir porter de jugement, elle croit que les bons gestionnaires d’entreprise sauront comment procéder s’ils veulent obtenir un permis en avril prochain.

Le gouvernement de Doug Ford a promis de permettre l'ouverture de magasins privés pour la vente de cannabis à partir d'avril.

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