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Cannabis : Les premières heures de la légalisation en images

Un homme avec des lunettes de soleil arbore un drapeau canadien où une feuille de cannabis remplace la feuille d'érable.
Pour Ryker Rumsey, la feuille de cannabis est aujourd'hui le nouveau symbole du Canada. Photo: Radio-Canada / Tiphanie Roquette
Nafi Alibert

Le 17 octobre 2018 est une « journée historique » pour de nombreux consommateurs de cannabis en Alberta. À Edmonton et à Calgary, des centaines de personnes ont fait la file pendant des heures pour se procurer leurs premières cocottes en vente libre.


PREMIERS ARRIVÉS, PREMIERS SERVIS

Il fait encore nuit sur le stationnement en face du Four20 Premium Market. Cinq personnes attendent devant l'entrée du magasin.Le Four20 est un des deux points de vente de cannabis à avoir ouvert à Calgary le mercredi 17 octobre 2018. Photo : Radio-Canada / Tiphanie Roquette

Nous sommes à Calgary, vers 6 h du matin. Le magasin Four20 Premium Market, situé sur la Macleod Trail, n’ouvre pas avant plusieurs heures. Une poignée de clients patientent déjà pour être les premiers à acheter légalement du cannabis.


PATIENCE ET EUPHORIE

Photo d'une longue file d'attente devant un magasin de cannabis à Calgary.À Calgary, comme ailleurs au pays, des files se sont allongées devant les succursales de cannabis. Photo : Radio-Canada / Tiphanie Roquette

Trois heures plus tard, la file à l’extérieur du magasin s’allonge, tandis que les premiers clients sont reçus à l’intérieur. La police a installé des rubans jaunes pour prévenir tout débordement, mais c’est dans la joie et la bonne humeur que les gens dans la foule attendent leur tour.


« JE SUIS HEUREUX, HEUREUX, HEUREUX »

Un homme avec des lunettes de soleil arbore un drapeau canadien où une feuille de cannabis remplace la feuille d'érable. Pour Ryker Rumsey, la feuille de cannabis est aujourd'hui le nouveau symbole du Canada. Photo : Radio-Canada / Tiphanie Roquette

Tout sourire, Ryker Rumsey ne voulait rater ce jour sous aucun prétexte. « Nous n’aurons plus à nous cacher dans nos sous-sols », s'exclame-t-il.

Bien qu’il consomme du cannabis médicinal depuis des années, Ryker se dit victime de stigmatisation. Pour lui, la légalisation permettra de changer les mentalités et marque un tournant dans l’histoire de la société canadienne.


AU MENU DU JOUR

Un couple regarde des écrans où figurent les différentes sortes de cannabis offerts et leurs prix.Reed et Keri font partie des premiers clients du magasin Alternative Greens à Edmonton. Photo : Radio-Canada / Nafi Alibert

Au magasin Alternative Greens, à Edmonton, Reed et Keri hésitent entre deux sortes de cannabis, comme ils hésiteraient entre deux plats sur une carte de restaurant bien garnie.

« C’est comme consulter un menu », lâche Keri. « Les prix sont corrects, c’est moins cher que ce que je pensais. »

Bien que ces fumeurs réguliers sachent où se procurer du cannabis de manière informelle, ils comptent désormais s’approvisionner dans les points de vente légaux. « On n’a plus à s’inquiéter de se faire confisquer [notre herbe] par la police », ajoute Keri.


ÇA ROULE

Une vendeuse est accroupie derrière un comptoir contenant des produits à base de cannabis.Les vendeuses sont d'abord des conseillères capables d'aiguiller les consommateurs en fonction de leurs besoins et de leurs préférences. Photo : Radio-Canada / Nafi Alibert

Les vendeuses du magasin Alternative Greens d'Edmonton ont peu de temps de répit. Si les clients se suivent et s’enchaînent à un rythme soutenu, elles prennent tout de même le temps de les conseiller individuellement et de leur présenter les produits proposés. Des capsules d’huile de cannabis aux fleurs séchées, en passant par les joints préroulés, cette succursale propose une cinquantaine d’articles.


DES AFFAIRES QUI SENTENT BON

Un client s'apprête à passer à la caisse. Il tient une liasse de billets de 20 $ dans les mains.Certains clients ont admis que les prix étaient de 5 % à 10 % plus chers que les tarifs pratiqués par leur fournisseur informel. Photo : Radio-Canada / Nafi Alibert

En moyenne, chaque client a dépensé entre 100 $ et 150 $ lors de son passage à la caisse du magasin Alternative Greens.


DES CLIENTS DE TOUS HORIZONS

Un jeune homme habillé en noir sort du magasin.Matthew, étudiant. Photo : Radio-Canada / Nafi Alibert

Il est difficile de dresser le portrait type du fumeur de cannabis, puisque les clients des boutiques visitées comptent autant de têtes grises que de jeunes adultes, des cols blancs ou des artistes. Une heure et demie après son arrivée, Matthew quitte le magasin avec son petit sac en papier brun rempli de provisions à fumer pendant plusieurs semaines.

« J’avais cours aujourd’hui, admet-il, mais c'était plus important pour moi de faire partie de ce moment historique. »


LA SÉCURITÉ EST DE MISE

Un compteur indiquant le nombre 48.48 clients sont entrés dans le magasin Alternative Greens en une heure. Le double attend en file dehors. Photo : Radio-Canada / Nafi Alibert

En une heure à peine, une cinquantaine de clients ont acheté du cannabis au magasin Alternative Greens. Présent en tout temps, un agent de sécurité les compte scrupuleusement : pas plus de 20 clients à la fois à l’intérieur de la succursale.


INTERDICTION

Un panneau d'interdiction de fumer.À Edmonton, il est désormais interdit de fumer à moins de 10 mètres d'un édifice ou d'un arrêt d'autobus. Photo : Radio-Canada / Nafi Alibert

Sur les affiches, un nouveau logo a fait son apparition : la feuille de cannabis barrée. Bien qu’une légère odeur de cannabis flotte à l’intérieur du magasin, on ne pouvait apercevoir aucun nuage de fumée dehors.

Alberta

Agro-industrie