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La légalisation du cannabis fait parler dans les écoles

La légalisation du cannabis récréatif au pays alimente les discussions jusque dans les salles de classe.

La légalisation du cannabis récréatif au pays alimente les discussions jusque dans les salles de classe.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Radio-Canada

La légalisation du cannabis récréatif alimente les discussions même chez ceux qui ne sont pas en âge d'en consommer, alors que plusieurs s'inquiètent du message qui est transmis aux jeunes de moins de 19 ans.

Un texte de François Vigneault

C'est le cas dans une classe de droit qui regroupe des élèves de 11e et de 12e année à la Polyvalente W.-A.-Losier à Tracadie, dans la Péninsule acadienne.

Bien moi, j'ai lu dans le journal que conduire sous l'effet du cannabis demeure dangereux même après cinq heures suivant sa consommation, mentionne un élève, Alexis Levesque, qui répondait à une question de son enseignante sur la conduite sous l'effet du cannabis.

Bien c'est sûr que dans le cours de droit, on fait de l'actualité. Alors ce sujet est d'actualité. À tous les jours, on en a parlé, on veut préparer les jeunes à cette nouvelle réalité, explique l'enseignante, Josée Mallais-Paulin, et ce, même s'ils ne pourront consommer du cannabis avant l'âge de 19 ans.

L'information au centre de la pédagogie

Dans cette école, tout est mis en oeuvre pour bien informer les élèves.

Tous les cours de 9e et de 10e année, en formation personnelle et sociale, vont toucher au sujet, nous dit la monitrice du Comité du mieux-être à l'école, Julie-Michèle Boulay.

Julie-Michèle Boulay, monitrice du Comité du mieux-être à la Polyvalente W.-A.-Losier à Tracadie, dans la Péninsule acadienne.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Julie-Michèle Boulay, monitrice du Comité du mieux-être à la Polyvalente W.-A.-Losier à Tracadie, dans la Péninsule acadienne.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Des affiches sont aussi bien en vue sur les murs. Et durant la Semaine du mieux-être, qui s'est déroulée au début du mois, les élèves qui le désiraient ont pu en apprendre davantage.

Il y avait un atelier qui s'appelait Info Cannabis, mené par un professionnel qui est venu répondre aux questions que certains jeunes pouvaient avoir puis donner un peu d'information, ajoute-t-elle

C'est sans compter qu'en novembre, une trousse sera remise aux parents par l'entremise de leur enfant.

Dans la trousse, on trouve un feuillet, un cahier qu'on donne depuis déjà deux ans à la polyvalente qui s'intitule : "Parler cannabis, savoir discuter avec son ado". On parle des faits, des risques, comment aborder le sujet, précise-t-elle.

Une prise de conscience de la part des élèves

Du côté des élèves, ils estiment que l'information reçue est pertinente.

Je suis consciente des effets possibles sur notre cerveau parce qu'il est encore en croissance à notre âge, nous dit Aurélie Thériault.

S'il y a des problèmes, on sait qui aller voir, qui contacter. Il y a aussi certains sites Internet qu'on peut consulter, ajoute un autre élève, Hugo Noël-Vienneau.

Carole Arseneau-Caissie, membre du Comité parental d'appui à la Polyvalente W.-A.-Losier, de Tracadie, dans la Péninsule acadienne.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Carole Arseneau-Caissie, membre du Comité parental d'appui à la Polyvalente W.-A.-Losier, de Tracadie, dans la Péninsule acadienne.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Si les élèves sont bien encadrés à l'école, plusieurs croient que les parents doivent prendre la relève une fois que l'enfant se retrouve à l'extérieur du milieu scolaire.

Il faut que les parents qui n'ont pas l'information aillent la chercher. Ils peuvent appeler la direction de l'école, des travailleurs sociaux, des pharmacies, précise Carole Arseneau-Caissie, membre du Comité parental d'appui à l'école.

Éducateurs, parents et élèves devront donc travailler main dans la main pour faire face aux défis que pose la légalisation du cannabis à usage récréatif.

Nouveau-Brunswick

Éducation