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Des employés de la Société québécoise du cannabis sont déjà syndiqués

Quelques personnes dans la succursale de la SQDC de Rimouski
Comme ailleurs au Québec, la succursale rimouskoise de la SQDC a ouvert ses portes mercredi. Photo: Radio-Canada
La Presse canadienne

Alors que les 12 premières boutiques de cannabis ont ouvert leurs portes au Québec, des travailleurs de la Société québécoise du cannabis (SQDC) ont déjà choisi par quel syndicat ils désiraient être représentés en vue de la négociation d'un contrat de travail avec la société d'État.

Le syndicat des Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce (TUAC), affilié à la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), a annoncé mercredi que des requêtes en accréditation avaient été déposées la veille pour les employés de la succursale de Rimouski, dans le Bas-Saint-Laurent, ainsi que pour ceux de la succursale située sur la rue Saint-Hubert, à Montréal.

Ce syndicat est très présent dans le secteur du commerce de détail, comme les grandes bannières d'épiceries et les quincailleries de grande surface.

Nous croyons être les mieux outillés pour représenter ces travailleurs. Aux États-Unis, il y a des États qui ont légalisé le cannabis, comme Washington. Là-bas, des boutiques spécialisées sont syndiquées avec nous.

Antonio Filato, président québécois des TUAC

Plusieurs syndicats, tant à la FTQ qu'à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), font campagne depuis un certain temps afin de représenter les employés de la SQDC. Des représentants des trois organisations étaient même présents aux alentours des boutiques, mercredi, pour interpeller les travailleurs.

C'était notamment le cas de Pascale Sauvageau, du Syndicat des employés de magasin et de bureau de la Société des alcools du Québec (SAQ), affilié à la CSN, qui se trouvait tout près de la succursale de Lebourgneuf, à Québec.

Cela fait 54 ans que l'on s'occupe de gérer des conventions collectives avec le gouvernement [...] Nous avons quand même une bonne expérience en relations de travail. Nous venons relancer les employés et leur dire que nous sommes ici s'ils veulent nous écouter.

Pascale Sauvageau, du Syndicat des employés de magasin et de bureau de la SAQ

Le SCFP aussi en campagne

En plus des TUAC et de la CSN, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), également affilié à la FTQ, démontre de l'intérêt à représenter des employés de la filiale de la SAQ.

Toutefois, en milieu de journée, le SCFP comme la CSN n'avaient rien à annoncer concernant le dépôt de requêtes en accréditation.

La campagne se poursuit et le jeu est loin d'être terminé. Nous sommes partout sur le terrain et le recrutement se poursuit.

Pierre-Guy Sylvestre, conseiller syndical au SCFP

On parle pour le moment de 300 à 400 employés d'ici la fin de l'année, jusqu'à 20 succursales dans l'ensemble du Québec, à raison de 15 à 20 employés par succursale, rémunérés au taux de 14 $ de l'heure au départ.

La CSN et le SCFP ont déjà dit trouver nettement insuffisant le salaire annoncé de 14 $ l'heure, ayant récemment évoqué un taux horaire supérieur à 20 $ de l'heure.

M. Filato, qui a été le premier à annoncer le dépôt de requêtes en accréditation, a dit espérer que cela incitera d'autres travailleurs de la SQDC à venir gonfler les rangs des TUAC dans le but d'avoir le meilleur « rapport de force possible » avec l'employeur.

De son côté, la SAQ, qui a piloté le déploiement des boutiques de cannabis, n'a pas voulu commenter les démarches des trois organisations, affirmant qu'il revenait aux employés de décider ou non s'ils voulaient se syndiquer.

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