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Pas de cannabis en randonnée et sur certains lacs à la SEPAQ

Réserve faunique des Lacs-Albanel-Mistassini-et-Waconichi
La politique de la SEPAQ s'applique à tous ses établissements Photo: SEPAQ / Aventure Chasse et Pêche
Radio-Canada

Il sera interdit de consommer du cannabis dans l'arrière-pays et dans l'ensemble des sentiers de la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ). Quelques exceptions seront tolérées pour les pêcheurs.

Un texte de David Rémillard

Contrairement à Parcs Canada, qui tolèrera la consommation dans les grands espaces, la SEPAQ préfère conserver ses propriétés exemptes de fumée de cannabis.

Toutes les aires communes et les bâtiments appartenant à la SEPAQ sont soumis à l’interdiction, que ce soit dans un parc national, une réserve faunique ou un lieu touristique, comme l'Aquarium du Québec ou la Station Duchesnay.

Permis en camping

Une seule exception sera appliquée pour les sites loués par un particulier, qui deviennent ainsi à « usage exclusif ». « C'est-à-dire sur son site de camping ou à 9 mètres de son chalet ou de son unité de prêt-à-camper », explique Simon Boivin, porte-parole de la SEPAQ.

Il sera donc possible de fumer du cannabis dans une tente ou un véhicule récréatif, à condition qu’il appartienne à un particulier et non à la SEPAQ.

Quant aux sites à usage exclusif pour lesquels la Société fournit une tente, un chalet ou une yourte, il faudra alors fumer à l’extérieur, à 9 mètres des installations.

Pour ce qui est des lacs de pêche, il sera possible de consommer si le lac est considéré à usage exclusif, « sous réserve des autres règles applicables aux embarcations de plaisance ».

Ces lacs, qui représentent la majorité à la SEPAQ, ne peuvent être utilisés que par un groupe de pêcheurs à la fois.

Pour les autres points d'eau accessibles, la consommation sera interdite.

Harmonie souhaitée

Pour ce qui est de la fumée qui pourrait être transportée vers un site de camping voisin, la SEPAQ entend respecter le droit de consommer des utilisateurs.

« La personne qui fumera du cannabis sur son site à usage exclusif sera dans son droit, indique Simon Boivin. Nous sommes confiants que la cohabitation pourra se faire de manière respectueuse et harmonieuse. »

Une personne qui contreviendrait aux règlements de la SEPAQ recevra deux avertissements verbaux avant que les autorités ne sévissent. En cas de refus de cesser de consommer, les récalcitrants seront expulsés.

Plus sévère que Parcs Canada

La SEPAQ a préféré utiliser une approche plus restrictive que celle de Parcs Canada.

« C’est une question de réconcilier la liberté des uns et celle des autres. On est conscient que certaines personnes souhaitent consommer du cannabis, mais que d’autres pourraient être incommodées par la fumée. On offre une expérience familiale donc c’est la position qu’on a retenue », ajoute M. Boivin.

Du côté de Parcs Canada, au Québec, il sera possible de fumer dans les sentiers de randonnée et dans l’arrière-pays.

Tout comme un consommateur pourra consommer dans les zones publiques, mais à condition de respecter la distance de 9 mètres établie par la Loi québécoise concernant la lutte au tabagisme.

Société