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  • Archives
  • Admirer la valse des oies du Cap-Tourmente en 1978

    Des oies blanches mangent des plantes dans les marais du Cap-Tourmente.

    Les oies blanches s'arrêtent quelques semaines au Cap-Tourmente lors de leur migration vers le sud.

    Photo : Radio-Canada / Reportage de l'émission La semaine verte du 1er octobre 1978

    Radio-Canada

    Les oies blanches ont commencé leur périple migratoire vers le sud des États-Unis avant la période hivernale. Par milliers, elles se posent au Cap-Tourmente près de Québec, le temps de quelques semaines, avant de voler sur de longues distances. Découvrez en archives ce rituel que de nombreuses personnes observent chaque automne.

    Le Cap-Tourmente est le témoin de la plus grande migration au monde en ce qui concerne le nombres d’oiseaux qui s’y posent pour se reposer et se ravitailler. Les oies blanches s’installent pendant quelques semaines aux mois de septembre et octobre, après avoir passé l’été dans les régions arctiques pour se reproduire.

    L’hiver approchant, elles quittent leurs nids pour s'envoler sur près de 4 000 kilomètres le long de la côte est américaine, où elles passeront l’hiver au chaud.

    Celles qu’on appelle aussi les oies des neiges vivent ainsi en permanence dans des climats tempérés ou chauds. Cela leur permet de trouver de la nourriture sans avoir à faire des provisions.

    L’arrêt au Cap-Tourmente en est un parmi plusieurs le long de leur trajet migratoire. Mais elles s’y arrêtent automatiquement depuis des décennies en raison du grand espace marécageux et de l’abondance de nourriture.

    Les champs avoisinants leur permettent de se ravitailler, mais c’est surtout le scirpe d’Amérique, une plante des marais, qui les attire le plus.

    À l’émission La semaine verte du 1er octobre 1978, le journaliste Jean-Guy Roy se penche sur les mesures de protection et de conservation élaborées pour accueillir et contrôler les populations d’oiseaux migrateurs.

    La semaine verte, 1 octobre 1978

    Depuis que des mesures de protection ont été mises en place par le Canada et les États-Unis, le nombre d’oies blanches a augmenté rapidement. C’est ainsi que la population est passée de près de 30 000 oies au début du 20e siècle à plus de 200 000 en 1978.

    Au début des années 2000, ce sont plus de 650 000 oiseaux qui viennent chaque année sur les territoires du Québec, et en 2018, le nombre dépasse le million.

    C’est cette croissance fulgurante qui explique que la pratique de la chasse soit permise au Cap-Tourmente. Les règles sont néanmoins assez strictes sur le nombre de chasseurs et de prises permises.

    La chasse permet de contrôler les populations qui reviennent chaque année se poser sur les grandes étendues marécageuses du Québec et de l’est des États-Unis.

    Cette année, la période d’observation de ces magnifiques oiseaux blancs se tient jusqu’au 30 octobre. Elles reviendront sur notre territoire dans quelques mois, en annonçant l’arrivée du printemps.

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