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Twitter publie 10 millions de tweets de faux comptes russes et iraniens

Mme Sandberg est hors-champ. M. Dorsey a l'air pensif alors qu'il prend des notes. Les deux sont assis à la table des témoins.
Le PDG de Twitter, Jack Dorsey (au centre), et la chef des opérations de Facebook, Sheryl Sandberg (à gauche), lors de leur comparution devant le comité de renseignement du Sénat américain. Photo: Reuters / Jim Bourg

Twitter a publié mercredi matin une archive contenant 10 millions de tweets (Nouvelle fenêtre) provenant de faux comptes russes et iraniens et liés à des allégations d'ingérence politique.

Les tweets proviennent de 3841 comptes liés à l'Internet research agency (IRA), cette « usine à trolls » basée à Saint-Pétersbourg et réputée proche du Kremlin, et à 770 comptes potentiellement gérés par des acteurs en Iran. Ces comptes avaient été supprimés par Twitter, alléguant qu'ils avaient servi à mener des campagnes d'ingérence politique aux États-Unis, notamment pendant la campagne présidentielle de 2016.

L'existence de ces comptes était connue, mais c'est la première fois que Twitter rend officiellement publics les gazouillis qui en émanaient. Cette base de données comprend aussi des diffusions en direct, des images et des vidéos publiées sur la plateforme. Certains des tweets remontent à 2009.

Nous voyons une photo de l'homme d'affaires George Soros. « Partagez si vous pensez que le président Trump devrait mettre George Soros sur la liste des criminels recherchés du FBI », est-il écrit.Exemple d'un tweet contenu dans la banque de données publiée par Twitter. Photo : Twitter

Dans un billet de blogue (Nouvelle fenêtre), le réseau social a expliqué que la publication de cette archive visait à aider les chercheurs et les journalistes à enquêter sur ces opérations d'influence sur sa plateforme. « Nous rendons ces données publiques dans le but d'encourager les chercheurs et les universitaires à enquêter sur ces comportements », explique le communiqué de l'entreprise.

Twitter a reconnu que les tentatives d'ingérence sur sa plateforme continueront vraisemblablement à avoir lieu, mais l'entreprise espère que la recherche pourra aider à trouver de nouvelles stratégies pour les contrecarrer. « Une analyse indépendante de ce type d'activité est une étape clé dans notre compréhension collective de ces menaces », affirme Twitter.

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