•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La succursale de la Société québécoise du cannabis ouverte à Rimouski

Une employée retire la toile de la vitrine.

Les employés de la SQDC ont retiré les toiles des vitrines de la succursale de Rimouski mercredi matin.

Photo : Radio-Canada / Denis Leduc

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

En cette première journée de légalisation du cannabis, la succursale de la Société québécoise du cannabis(SQDC) à Rimouski a ouvert ses portes vers 10h. Il s'agit pour l'instant de la seule boutique de la société d'État à l'est de Québec.

Un texte d’Édith Drouin en collaboration avec Isabelle Damphousse

De nombreuses personnes, provenant surtout du Bas-Saint-Laurent, se sont déplacées à Rimouski aujourd’hui pour faire leur premier achat à la SQDC.

Toute la journée, des gens ont fait la queue devant la succursale. Une cinquantaine de personnes s’y trouvaient vers 14 h. Parmi elles, surtout des jeunes, quelques personnes plus âgées et peu de femmes. Le tout se déroulait dans une atmosphère bon enfant.

Des gens attendent devant la SQDC de Rimouski.
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Plusieurs dizaines de personnes se sont présentées à la succursale de la SQDC à Rimouski mercredi.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

La plupart qualifiaient cette journée d’historique. Ceux qui étaient sur place se sont dits heureux de pouvoir maintenant consommer en toute légalité.

« Ça fait 27 ans que j’attends ce jour-là. J’ai commencé à fumer du pot à 18 ans. Là, j’ai 45 ans vendredi alors c’est un beau cadeau de fête à l’avance. »

— Une citation de  Lisa Jungemann, résidente de Saint-Léandre

« Depuis des années j’en consomme et c’était difficile de m’en trouver. J’ai eu des soucis aussi avec la justice dans le passé. Ça, ça risque de régler mon problème pour de bon. »

— Une citation de  Jérôme Roussel, résident de Saint-Donat

Un gardien de sécurité est posté à l’entrée du magasin pour vérifier les pièces d’identité des clients de moins de 25 ans pour s'assurer que ceux qui ont l'air jeune aient l'âge légal pour acheter.

À l’intérieur, les clients peuvent consulter des écrans tactiles pour en apprendre plus sur les produits disponibles. Les employés sur place peuvent conseiller les clients ou simplement les servir.

L'écran d'une borne interactive.
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les clients auront accès à des bornes interactives leur permettant de parcourir les produits offerts, leurs caractéristiques et leurs prix.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Arnould

« Ça s’est fait un peu comme quand on prend un paquet de cigarettes, explique le premier client à la sortie de la SQDC de Rimouski. Si tu sais ce que tu veux, tu pointes ou tu dis la sorte
et ils te la donnent ou ils te conseillent. »

Dans son sac en papier se trouvaient ses achats et des dépliants de sensibilisation aux effets du cannabis. Il est d’avis que le service était très centré sur la prévention.

Il ajoute que les employés ne lui ont pas demandé son nom, mais que le gardien a simplement vérifié sa carte d’identité à l’entrée du magasin.

La plupart des clients semblaient satisfaits des prix. « Quand j’étais au Colorado, c’était très cher. Ici, je trouve que les prix sont hyper-raisonnables, » affirme Lisa Jungemann.

Un autre client, Andrew Koster, est d’ailleurs résident du Colorado. Il observe certaines différences, puisque les boutiques sont privatisées aux États-Unis et que le cannabis est légal seulement dans certains États et non pas dans l’ensemble du pays.

Un écran affichant des prix.
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le prix et l'intensité de chacune des variétés disponibles seront indiqués sur de grands écrans.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Arnould

Il dit avoir apprécié son expérience à la SQDC.

« J’aime le niveau d’affichage et d’information qu’ils donnent parce qu’il y a beaucoup de monde qui fume par habitude, mais qui [ne] savent pas [ce] qu’ils fument et [ne] savent pas c’est quoi les différentes variétés. »

— Une citation de  Andrew Koster, résident du Colorado

Le maire de Rimouski, Marc Parent, est aussi venu observer comment se déroulait l’ouverture de la succursale. Il dit ne pas regretter son choix de ne pas avoir réglementé la consommation du cannabis à Rimouski.

« Les deux seules municipalités de la région qui ont décidé de ne pas imposer de règlement, c’est Mont-Joli et Rimouski, deux municipalités dont les maires sont d’anciens policiers, remarque-t-il. Peut-être qu’on était à même de mieux faire la part des choses, évaluer l’impact du crime organisé et la réalité que, maintenant, les gens qui choisissent de consommer en achetant à la SQDC n’encouragent pas le crime organisé. »

Une décision que certains consommateurs apprécient. « Je pense que le maire a fait une bonne job et les lois semblent être correctes. On [ne] sera pas pris en dedans, chez nous, pour fumer, » explique le résident Nicolas Bélanger.

Des étagères remplies de produits du cannabis.
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une gardienne de sécurité se tient debout devant une étagère de produits du cannabis.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

La SQDC n’a pas encore de statistiques sur le nombre de ventes faites aujourd’hui à Rimouski. Le site Internet de la SQDC a toutefois enregistré plus de 1000 ventes dans les 50 premières minutes suivant son ouverture un peu avant 9 h ce matin.

Le président de la Société québécoise du cannabis, Alain Brunet, a par ailleurs confirmé plus tôt aujourd'hui qu'il y aurait prochainement une succursale sur la Côte-Nord, en Abitibi et en Gaspésie.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !