•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Vente de cannabis : des files d'attente toute la journée à Québec

Une file d'attente pour entrer dans une Société québécoise du cannabis de Sainte-Foy à Québec
Il y avait toujours une file d'attente pour entrer à la SQDC de Sainte-Foy vers 21 h 15, la journée d'ouverture, mercredi Photo: Radio-Canada

L'engouement pour le cannabis légal ne s'est pas démenti de la journée à Québec. Il y avait toujours une file d'attente pour entrer dans la succursale de la Société québécoise du cannabis (SQDC) de Sainte-Foy à 30 minutes de la fermeture, mercredi soir.

Lors de l'ouverture, 12 heures plus tôt, c'est avec un sentiment de liberté que le premier client à s'être procuré du cannabis légal à Québec est ressorti du point de vente.

Patrick répond aux questions des journalistes après être ressorti de la succursale de la SQDC.Patrick, premier client à s'être procuré du cannabis au point de vente de la SQDC de Québec. Photo : Radio-Canada / Pascal Poinlane

« Comment on se sent? », lui a demandé un journaliste. « On se sent libre », a répondu Patrick du tac au tac.

À l’instar de centaines de consommateurs, l’homme s’est rendu à la succursale de la Société québécoise du cannabis (SQDC) du chemin Sainte-Foy mercredi matin.

Pour Patrick, être le premier client de la région à avoir acheté de la marijuana légalement revêt quelque chose de symbolique. Il affirme avoir eu des ennuis avec la justice en 2006 en lien avec la production de cannabis.

« C'est une bonne affaire parce qu'il y a beaucoup de gens qui se ramassent avec des dossiers, des fois pour des niaiseries, qui sont liées au pot, explique-t-il. À mon avis, ça va désengorger le système de justice [puis] ça va enlever une charge qui n'était pas nécessaire, je pense, dans notre société. »

Je suis fier, c'est une belle journée […] On est une société libre.

Patrick, consommateur de cannabis
La file était longue à l'ouverture des portes de la succursale de la SQDC du secteur Lebourgneuf. La file était longue à l'ouverture des portes de la succursale de la SQDC du secteur Lebourgneuf. Photo : Radio-Canada / Peter Tardif

Engouement

Depuis 10 h mercredi, les consommateurs québécois peuvent se procurer du cannabis en toute légalité dans les points de vente de la SQDC.

À Québec, des centaines de clients ont bravé la pluie pour se rendre à l’une ou l’autre des deux succursales que compte la région.

Si l'attente s'est bien déroulée dans l'ensemble, un épisode de violence pour « conserver sa place » est survenu devant la SQDC du secteur Sainte-Foy. Il s'agit toutefois d'un événement isolé.

Le premier sur les lieux

Zachary Nicole, 18 ans, s’est présenté en premier à la succursale de Sainte-Foy plus de deux heures avant son ouverture. Il a avoué être fébrile à l’idée de s’acheter du cannabis en toute légalité.

« Ça fait longtemps que je fume. J'en ai trouvé ailleurs. Ce n'était pas nécessairement sécuritaire, disons-le comme ça. Quand c'est légal, quand c'est vendu par le gouvernement, il n'y a pas d'inquiétudes. Tu y vas, tu demandes ce que tu veux, tu ressors et tu es heureux. »

Zachary Nicole, 18 ans, est le premier dans la file d'attente devant la succursale de la Société québécoise du cannabis (SQDC) de Québec. Zachary Nicole, 18 ans, est le premier dans la file d'attente devant la succursale de la Société québécoise du cannabis (SQDC) de Québec. Photo : Radio-Canada / Pascal Poinlane

Zachary Nicole estime qu'il économisera beaucoup de sous grâce à la mise en place de la SQDC.

J'ai grandi en région. Souvent, c'était un seul [vendeur] dans le village. Le prix qu'il demandait, c'est ça que tu payais. Des prix de fou. C'est loin d'être 6 $ le gramme que j'ai entendu parler ici.

Zachary Nicole
Des personnes font la file devant un point de vente de la SQDC.Une vingtaine de personnes faisaient la file environ 45 minutes avant l'ouverture des portes de la SQDC de Sainte-Foy. Photo : Radio-Canada / Pascal Poinlane

Des craintes sur l'âge légal

M. Nicole craint que le gouvernement de François Legault change bientôt la loi pour repousser l’âge légal à 21 ans. Il s’estime donc chanceux de pouvoir vivre cette expérience dès aujourd’hui.

« Ça ne fait pas de sens. Qu'est-ce que ça va donner? Pourquoi envoyer les jeunes au marché noir et garder les plus vieux, se questionne-t-il? Si les gens entre 18 et 21 ans ont l'intention d'en fumer, ils vont aller en chercher ailleurs. »

Avec les informations de Pascal Poinlane

Québec

Société