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Menace de grève dès lundi à Postes Canada

Un facteur livre le courrier à Ottawa.
Le débrayage pourrait commencer dès minuit lundi. Photo: La Presse canadienne / Sean Kilpatrick
Radio-Canada

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) a adressé mardi un préavis de grève à Postes Canada.

Le débrayage pourrait commencer à minuit lundi, si aucun progrès n'est effectué aux tables de négociation. Il ne s'agirait pas d'une grève générale illimitée, mais bien de grèves tournantes.

Le Syndicat n'a pas encore fait connaître les modalités de ces éventuelles grèves tournantes.

« Nous avons de nos membres un mandat de grève clair si Postes Canada refuse de régler les principaux enjeux, comme la santé et la sécurité, l'égalité hommes-femmes et le maintien d'emplois à plein temps de la classe moyenne », a affirmé le président national du STTP, Mike Palecek, dans un bulletin interne.

Notre objectif est toujours de négocier des conventions collectives sans avoir recours à la grève. Postes Canada a l'occasion cette semaine de faire ce qui s'impose pour y parvenir.

Mike Palecek, président national du STTP

Postes Canada a réagi en fin de journée en disant comprendre les « inquiétudes » des citoyens et travailler « très fort pour conclure ces négociations rapidement ».

L'employeur rappelle toutefois que dans l'éventualité de grèves tournantes, les clients « pourraient constater des retards mineurs ».

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des Postes a reporté la grève qui devait avoir lieu le 26 septembre, expliquant qu’il voulait laisser plus de temps à l’employeur pour répondre à ses demandes déposées le 14 septembre.

En vertu du Code canadien du travail, pour pouvoir exercer la grève ou le lock-out, le syndicat ou l'employeur doit transmettre un préavis de 72 heures.

L'équité salariale en cause

Les revendications des syndiqués s’articulent autour d'augmentations salariales de 3,5 % par année, alors que Postes Canada offre 1,5 % par année.

Les demandes portent également sur les questions de santé, de sécurité et sur la conciliation travail-famille.

Le syndicat estime que l’employeur n’offre rien de satisfaisant sur chacun de ces points.

De son côté, Postes Canada dit avoir fait des offres significatives au STTP.

Les représentants des travailleurs et ceux de la direction ont intensifié les négociations au début du mois de juin, en présence d'un conciliateur, mais les deux parties ont buté sur l'équité salariale concernant 8000 facteurs des régions rurales et 40 000 travailleurs urbains.

En mai, l'arbitre Maureen Flynn a conclu que les écarts de salaires à Postes Canada étaient « fondamentalement viciés » et a demandé aux négociateurs de conclure un règlement sur l'équité salariale.

Près de 94 % des facteurs en milieu urbain et 96 % des facteurs en banlieue et en région rurale ont donné un mandat de grève au syndicat. Leur convention collective est échue depuis décembre.

Avec les informations de La Presse canadienne

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