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La GRC veut savoir si les Fransaskois connaissent ses services en français

Le bureau de la GRC de Prince Albert

Le sondage établi entre la GRC et la communauté fransaskoise donnera les informations au service de police pour améliorer ses services en français.

Photo : Radio-Canada / CBC/Neil Cochrane

Radio-Canada

L'Assemblée communautaire fransaskoise (ACF) a lancé un sondage en partenariat avec la Gendarmerie royale du Canada (GRC) de la Saskatchewan concernant les services en français de l'autorité fédérale. Cette enquête à laquelle tous les Fransaskois sont invités à répondre pourrait permettre d'améliorer la communication entre le corps policier, les organismes francophones et la communauté.

Ce sondage, en cours jusqu'au 15 novembre, s’inscrit dans le cadre d’une table de concertation établie entre la GRC provinciale et les organismes communautaires de la francophonie saskatchewanaise. Elle a été mise sur pied en 2009 et comprend, outre l’ACF, l’Association des juristes d'expression française de la Saskatchewan, le Commissariat aux langues officielles du Canada et la direction des affaires francophones du gouvernement de la Saskatchewan.

Selon la GRC, cette table de concertation lui permet de se tenir informée de ses obligations en rapport avec la partie VII de la Loi sur les langues officielles. Le sondage lui apportera des renseignements afin de faire des ajustements si nécessaire.

La table de concertation et les sondages qui en découlent permettent également aux organismes fransaskois d'informer les membres de la GRC des services qu'ils offrent pour faciliter l'implantation des agents francophones. Ronald Labrecque, le directeur général de l’ACF, insiste sur le fait que les organismes sont là pour accueillir et informer les agents francophones : « Pour qu’ils sachent quels services sont disponibles, qu’il y a des écoles francophones pour leurs enfants, par exemple. »

Un autre sondage sera soumis prochainement aux policiers pour connaître leurs besoins en soutien francophone.

Selon la GRC et l’ACF, le sondage ne fait pas suite aux plaintes déposées l’année dernière sur la situation à Gravelbourg. « Cela fait deux ans qu’on prépare [ce sondage], soit bien avant que la situation à Gravelbourg n'ait émergé », affirme Ronald Labrecque.

L'inspectrice Tammy Patterson devant la division F de la GRC a Regina.

L'inspectrice Tammy Patterson affirme que le sondage est issu de la table de concertation entre la GRC et la communauté fransaskoise.

Photo : Radio-Canada

« On a affecté un gendarme francophone [à Gravelbourg] récemment et je pense que ça va super bien jusqu'à maintenant avec lui », déclare de son côté Tammy Patterson, l’officier responsable de la prévention et de la réduction du crime en Saskatchewan.

En Saskatchewan, 13 détachements sur 113 sont reconnus comme étant bilingues, tous dans des régions traditionnellement francophones. Ces détachements doivent offrir des services dans les deux langues officielles.

Rectificatif : dans une version précédente, il était indiqué qu’il y avait 11 détachements reconnus comme bilingues dans la province. Cette information provenait du site web de la GRC. Or, le corps policier a précisé par courriel que les détachements de Ponteix et d’Assiniboia doivent être ajoutés à cette liste. « À la suite du dernier recensement, la GRC a relevé l’obligation de bilinguisme de ces détachements », indique la GRC qui précise que le Conseil du Trésor du Canada a suspendu cette décision, afin d'examiner la situation. La GRC considère toujours les détachements de Ponteix et d’Assiniboia comme étant bilingues pour un total de 13 en Saskatchewan.

Avec les informations de Marie-Christine Bouillon

Saskatchewan

Forces de l'ordre