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Élections municipales : Kelowna à l’image de Vancouver

Une rue avec des voitures qui roulent et d'autres qui sont garées, et les montagnes au loin.
Le centre-ville de Kelowna Photo: Radio-Canada / Brady Strachan
Radio-Canada

Les quatre candidats à la mairie de Kelowna, en Colombie-Britannique, doivent rassurer les électeurs avant le scrutin du samedi 20 octobre sur les questions qui les touchent : le logement, les sans-abri, les transports ou encore la diversité.

Un texte de Noémie Moukanda

Ces préoccupations sont ressorties, lundi, lors du débat des prétendants pour devenir maire de cette ville de la vallée de l’Okanagan qui prend de l’expansion. Avec environ 129 000 habitants, Kelowna continuera sa croissance pour atteindre près de 178 500 habitants en 2040, selon la Municipalité.

L’immobilier hors de prix

À l’instar de Vancouver, l’immobilier en général se retrouve au coeur des défis. Kelowna attire de plus en plus de monde, principalement ceux qui fuient les loyers exorbitants de la région de Vancouver ou les voisins albertains. Aujourd’hui, Kelowna vit finalement la même réalité : des loyers élevés, l’achat d’un bien immobilier de moins en moins accessible, alors que les constructions se multiplient.

J’ai des employés qui ont du mal à trouver des logements parce que tout est tourné vers Airbnb ou des locations à court terme.

Stéphane Facon, propriétaire du restaurant Bouchons Bistro

Ce manque de logement ou ces loyers trop chers compliquent la tâche des entrepreneurs, comme Stéphane Facon, propriétaire du restaurant Bouchons Bistro. « C’est l’une des raisons pour lesquelles on a du mal dans la vallée de l’Okanagan à recruter et à garder des gens », estime-t-il.

Quand vous payez [un loyer pour] un appartement de deux chambres plus de 2000 $ dans le centre-ville, je pense qu’il y a un problème.

Stéphane Facon, propriétaire du restaurant Bouchons Bistro
Des cyclistes roulent à côté de la marina et il y a une statue de la créature OgopogoLa ville de Kelowna Photo : Radio-Canada / Brady Strachan

Quelle solution pour les sans-abri?

Cette difficulté d’accéder à un logement conduit parfois à l’itinérance. De fait, les rues de Kelowna ressemblent aussi de plus en plus à celles de Vancouver avec une présence accrue de sans-abri.

Il y a deux ans, la Ville a d’ailleurs engagé plus d’agents pour faire respecter les règlements municipaux afin de limiter les désagréments liés à l’itinérance. Dans le débat de lundi, le maire sortant, Colin Basran, a défendu son bilan.

Nous avons l'une des économies les plus fortes du pays et nous luttons contre l’itinérance.

Colin Basran, maire sortant de Kelowna

Candidat à sa propre réélection, Colin Basran a cité la stratégie « Journey Home » mise en place par son conseil municipal pour aider à trouver des logements supervisés pour les habitants les plus vulnérables.

Le candidat à la mairie Tom Dyas, qui a présidé la Chambre de commerce de Kelowna durant les 10 dernières années, a lancé l'idée de transformer des terres en dehors de la ville en un ranch pour sans-abri. Ce ranch comprendrait alors des logements et des services de soutien. Cette solution a fait froncer quelques sourcils, mais pour Tom Dyas, les itinérants « s’y sentiraient plus en sécurité ».

Pour Stéphane Facon, ;

la question de l’itinérance est un réel défi, surtout pour le père qu’il est.

Le transport et les embouteillages

La loi de la cause à effet entrant en jeu, les transports ne suivent pas la cadence de la croissance démographique, selon certains habitants. Et des étudiants regrettent qu’il n’y ait pas suffisamment d’autobus ou que les correspondances soient mal établies. Cela a comme conséquence qu’ils arrivent toujours en retard à leurs cours, a souligné l’un d’eu,x qui assistait au débat de lundi.

Tom Dyas propose de doubler la flotte d’autobus aux heures de pointe et sur les lignes principales pour répondre à cette préoccupation. Le candidat Bobby Kennedy, lui, aimerait que la ville mette en place un système de train rapide, avec la collaboration des autres municipalités.

Cela connectera toute la vallée, de Penticton à Vernon. Kelowna va en bénéficier parce que nous sommes au centre.

Bobby Kennedy, candidat à la mairie de Kelowna

Le représentant de la Société de développement économique de la Colombie-Britannique à Kelowna, Bruno Baumgartner, dénonce la congestion routière. Cette dernière est un problème majeur pour lui, qui vit du côté ouest de la ville et qui doit emprunter le pont qui scinde Kelowna en deux.

Il s'agit peut-être d'intégrer un train ou d'améliorer le transport en commun. Sauf que ça reste toujours une voie pour venir sur le pont et que ça cause un problème.

Bruno Baumgartner, représentant de la SDE à Kelowna

Le maire sortant défend son bilan en affirmant que les transports publics sont améliorés d’année en année. Bob Schewe, un agent d’exécution des arrêtés municipaux à la retraite et entrepreneur indépendant, souhaite que la ville ait un second pont pour désengorger les routes et encourage les pourparlers avec la province qui a autorité sur ces infrastructures.

Diversité et inclusion

Les habitants espèrent que Kelowna se transformera en ville qui reflète mieux la diversité de sa population. La question de l’inclusion des communautés autochtones et LGBT a été posée et les quatre candidats à la mairie sont tombés d’accord sur ce point.

Bob Schewe regrette que les gens pensent que son ancien titre le place de l’autre côté de la barrière. Il a remis les pendules à l’heure en soulignant qu’il défendrait ces valeurs.

Colombie-Britannique et Yukon

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