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Lac Memphrémagog : le dépotoir de Coventry au Vermont sera finalement agrandi

Un voilier sur le lac Memphrémagog

Un voilier sur le lac Memphrémagog

Photo : Radio-Canada / Justine Roberge

Radio-Canada

L'agrandissement du site d'enfouissement Coventry, au Vermont, a été approuvé par les autorités américaines vendredi soir, mais la municipalité de Newport ne traitera plus le lixiviat, le liquide produit par les vidanges, dans son usine de traitement d'eau.

Pour Robert Benoit de l’organisme environnemental Memphrémagog Conservation Inc (MCI), il s’agit d’une victoire importante. En compagnie de plusieurs membres de son organisation, il s’est rendu au conseil municipal de Newport, lundi soir, pour demander aux élus de cesser le rejet de lixiviat dans le lac Memphrémagog. À l’unanimité, le conseil municipal de Newport a voté pour la fin de cette pratique, « et ce, jusqu’à ce qu’il soit prouvé que le rejet n’ait pas d’impact sur la santé du lac », selon un communiqué de MCI.

Concernant l’agrandissement du dépotoir, les audiences publiques qui se tenaient cet été au Vermont n'ont pas convaincu les autorités des risques environnementaux. Grâce au feu vert des autorités américaines, ce sont désormais 500 000 tonnes de déchets qui pourront être enfouis au dépotoir de Coventry, propriété de l’entreprise Casella.

Le MCI continuera de s’opposer à l’agrandissement, mais Robert Benoit a peu d’espoir. Je doute fort qu’on gagne cette bataille-là. Franchement, il n’y a pas d’autre place au Vermont pour mettre des déchets. C’est la pire place qu’ils pouvaient le faire.

Denis Paradis n'abandonne pas

Pour sa part, le député de Brome-Missiquoi, Denis Paradis, continue ses démarches pour empêcher l’agrandissement de Coventry.

M. Paradis poursuit ses demandes auprès de la Commission mixte internationale sur les eaux limitrophes. Contacté mardi matin, il s’affairait à la rédaction de lettres destinées au gouverneur et aux deux sénateurs de l’État du Vermont. Puis, il contactera l’Agence américaine de protection de l’environnement.

Le député fédéral a aussi l’intention d’interpeller ses collègues canadiennes : la ministre de l’Environnement, Catherine McKenna, et la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland. Il leur demandera de mandater des juristes pour étudier ce dossier afin de voir les recours légaux possibles.

C’est la source d’approvisionnement en eau de Sherbrooke et de Magog. On a un problème de frontière, de partage d’une richesse inestimable avec nos voisins.

Denis Paradis, député fédéral de Brome-Missisquoi

Les deux défenseurs du dossier appellent désormais les élus et la population à la mobilisation. M. Benoit soutient qu’à l’exception de M. Paradis, aucun élu n’a traversé la frontière pour constater l’étendue du problème.

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