•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le CISSS de l’Outaouais défend ses services d'aide psychologique

Une vue extérieure de l'édifice, l'automne
Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais souligne qu'il reste possible d'obtenir de l'aide psychologique directement dans les CLSC de la région. Photo: Radio-Canada / Jean-Sébastien Marier
Radio-Canada

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais assure que son programme d'aide en matière de santé mentale remplit adéquatement les objectifs fixés par le gouvernement du Québec. Pourtant, la préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, Chantal Lamarche, dresse un tout autre portrait.

Un texte d’Ismaël Sy, avec la collaboration de l’émission Les matins d’ici

Lundi, l’organisme Suicide Détour notait une hausse importante du taux de suicide en Haute-Gatineau, une situation qui préoccupe Mme Lamarche. Cette dernière affirme que les délais pour venir en aide à une personne en situation de détresse psychologique, mais qui n’est pas en danger immédiat de s’enlever la vie, sont déraisonnables.

Avec le nouveau système 811 qui existe au niveau du CISSS de l’Outaouais, tu appelles, ils te réfèrent à Gatineau, ça revient dans la Vallée-de-la-Gatineau, ça retourne à Gatineau. Donc, le processus est long, a-t-elle raconté en entrevue à l’émission Les matins d’ici, mardi.

Avant d’avoir de l’aide, ça peut prendre quelques mois. Il est trop tard après quelques mois.

Chantal Lamarche, préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau

Mme Lamarche attribue cette lenteur à la « réforme Barrette », soit la décision du ministre sortant de la Santé et des Services sociaux d'abolir, entre autres, les agences régionales de santé.

La préfète décrit le processus actuel comme étant rigide. Elle déplore également l'absence de soutien moral entre le moment où un appel est fait à Info-Santé et une première rencontre avec un intervenant approprié.

Chantal Lamarche en entrevue à Radio-Canada, à l'extérieur.Chantal Lamarche, préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau Photo : Radio-Canada

Le CISSS de l’Outaouais rétorque que chaque cas reçoit un code d'urgence et que la rapidité des services offerts varie selon la gravité de l'état de détresse de chacun. Il estime que son offre d’aide psychologique est suffisante dans la région.

Qu’en est-il du contact humain?

Mme Lamarche déplore aussi l'absence d'interactions humaines dans le processus actuel, qui mise sur le téléphone.

Or, le CISSS de l’Outaouais rappelle que même si le 811 demeure la voie privilégiée, il est encore possible d'obtenir de l'aide directement dans les CLSC, et ce, dans l’ensemble de la région.

Si jamais une personne se rend dans un CLSC pour recevoir de l’aide, c’est encore possible.

Geneviève Côté, porte-parole du CISSS de l’Outaouais

On se doit de l’aider. La personne va voir un intervenant en dedans d’une heure pour recevoir l’aide dont elle a besoin, explique Geneviève Côté, porte-parole du CISSS de l’Outaouais.

La préfète Lamarche fait également valoir que le 811 complique la tâche de ceux qui côtoient les personnes vulnérables. Dans le cas d’un professeur du secondaire qui voudrait obtenir de l’aide pour un élève, le nouveau processus ralentit l’aide, l’aide n’est pas immédiate, affirme-t-elle.

Geneviève Côté en entrevue à Radio-Canada, dans un bureau.La porte-parole du CISSS de l'Outaouais, Geneviève Côté Photo : Radio-Canada

Cette déclaration est, encore une fois, rejetée par le CISSS de l’Outaouais. Lorsqu’une tierce personne fait un appel, elle recevra de l’aide tout comme la personne en détresse, indique Mme Côté.

Elle écarte de la main l'idée voulant qu'il y a un manque à combler d'intervenants ou d'argent en Outaouais pour répondre aux besoins en matière de santé mentale.

Ottawa-Gatineau

Santé mentale