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Les autorités font le point à Gatineau à l'aube de la légalisation du cannabis

Une auto-patrouille de la ville de Gatineau.
Une auto-patrouille de la ville de Gatineau. Photo: Radio-Canada / Stu Mills

La sécurité routière, la lutte à la production et au trafic illégal ainsi que la formation des agents sont les priorités que le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) a mises au jour, à l'aube de la légalisation du cannabis. Les autorités policières et de santé publique ont aussi tenu une première séance d'information pour le public, mardi soir

L'inspecteur Serge Guindon a présenté les priorités du SPVG, mardi, dans le cadre d'une mise au point, un jour avant que le cannabis devienne légal au pays.

Il a soutenu que le SPVG est outillé pour faire face aux cas de conduite avec les facultés affaiblies par le cannabis. L'inspecteur Guindon a aussi indiqué que les Gatinois peuvent s'attendre à une présence accrue des policiers sur les routes, notamment par la tenue de plusieurs barrages routiers, peut-on lire dans un communiqué du SPVG.

Des mesures mises en place en 2009 permettent au SPVG de détecter n'importe quelle drogue chez les conducteurs, soutiennent les autorités, qui ont traité en moyenne 37 cas par année de conduite avec les facultés affaiblies par la drogue depuis la mise en place de ces pratiques.

Par ailleurs, tous les patrouilleurs sont en mesure d'administrer une épreuve de coordination de mouvement (ECM), qui leur permet de déceler la conduite avec les facultés affaiblies. À la suite de cette évaluation, un policier qui a un motif raisonnable de croire qu'un conducteur n'est pas apte à conduire, il appellera un agent évaluateur. Le SPVG indique que le nombre d'agents évaluateurs passera de six à neuf au cours des prochains mois.

Pour ce qui est des appareils de détection de drogues, le SPVG attend les recommandations de l'École nationale de police du Québec avant d'indiquer quel appareil sera utilisé, mais il laisse entendre que des tests salivaires pourraient être un outil supplémentaire pour détecter la consommation récente de cannabis, peut-on lire dans un communiqué.

Formation des policiers

Une formation en ligne de l'École nationale de police du Québec et la Gendarmerie royale du Canada, entre autres, est offerte à tout le personnel policier, indique le SPVG. Il s'agit d'une formation de quatre heures qui vise à donner les outils appropriés afin de bien mettre en application la loi sur le cannabis.

Deux autres formations d'une durée totale de huit heures auront lieu en novembre, qui seront données au personnel policier. La première portera sur la modification des pouvoirs et devoirs alors que la seconde constituera une mise à jour sur l'enquête de capacité affaiblie, peut-on lire dans le communiqué du SPVG.

Écoles et prévention

Le SPVG affirme être conscient des enjeux que la légalisation peut poser dans les écoles du territoire de Gatineau et indique que chaque école pourra compter sur l'aide d'un policier désigné qui aura pour mission première de faire de la prévention. Ces agents aborderont des sujets comme la consommation de drogue et d'alcool au volant auprès des élèves.

Une tournée des classes de 5e secondaire est d'ailleurs déjà mise en place chaque année en lien avec ces phénomènes. Le SPVG assure que ses policiers continueront d'être présents dans les établissements scolaires de Gatineau pour des opérations préventives et répressives, mais adapteront leur message quant à la consommation de cannabis.

Santé publique

Une séance d’information à l’intention des citoyens de Gatineau a aussi eu lieu, mardi soir. Une spécialiste en santé publique du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais était sur place en plus d’un représentant des forces policières.

Au niveau de la santé, l’idée c’est de mettre tout le monde à jour sur ce que c’est le cannabis, indique l’agente de planification, de programmation et de recherche à la Direction de santé publique, Anne Martine Lafaille.

Bien qu’on en entend beaucoup parler, ce n’est pas tout le monde qui est courant des différents modes de consommation, des différentes formes qui existent, poursuit-elle.

Environ une douzaine de personnes s’étaient inscrites à cette séance d’information pour se renseigner et tenter d’avoir des réponses à leurs interrogations. Un autre événement du genre aura aussi lieu le 23 octobre prochain à la Maison du citoyen.

Avec les informations d'Audrey Roy

Forces de l'ordre

Société