•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des examens de la vue à l’école qui n’ont jamais vu le jour

Selon l’Ordre des optométristes du Québec, un enfant sur cinq à l’école primaire « n’a pas les capacités visuelles optimales pour assurer son apprentissage et sa réussite scolaire ».
Selon l’Ordre des optométristes du Québec, un enfant sur cinq à l’école primaire « n’a pas les capacités visuelles optimales pour assurer son apprentissage et sa réussite scolaire ». Photo: iStock
Radio-Canada

En janvier dernier, le gouvernement libéral de Philippe Couillard annonçait la mise en place, dès septembre, d'examens de la vue pour tous les élèves du préscolaire au Québec. Avec l'arrivée d'un nouveau gouvernement, ce projet se retrouve dans les limbes, notamment parce que le financement nécessaire à son démarrage n'a pu être débloqué à temps.

Un texte de Mathieu Dion, correspondant parlementaire à Québec

En collaboration avec le ministère de l’Éducation, la Fondation des maladies de l’œil a élaboré, dans les derniers mois, un programme de dépistage des troubles de la vue visant près de 90 000 élèves de 4 à 5 ans.

L’Association et l’Ordre des optométristes du Québec ont offert leur entière collaboration. Tout était fin prêt pour un lancement coïncidant avec la rentrée scolaire, en septembre.

Le financement de 5 millions de dollars nécessaire à la mise en place du programme n’avait toutefois pas été approuvé à la dernière séance du Conseil du Trésor, à la mi-août, avant le déclenchement des élections générales.

Les libéraux comptaient sur leur retour au pouvoir pour aller de l'avant, mais ils n'ont pas été réélus.

Maintenant, le temps presse si le gouvernement caquiste souhaite conserver cette mesure et offrir le dépistage à tous les enfants ciblés d’ici la fin de l’année scolaire. Il resterait moins d’un mois pour y arriver, selon nos informations.

L’importance du dépistage

La Fondation des maladies de l’œil fait, depuis une douzaine d'années, une tournée annuelle d’écoles défavorisées pour dépister les enfants ayant des problèmes de vision. Jusqu’ici, plus de 28 000 jeunes ont reçu un tel diagnostic.

Mais cela reste trop peu. Selon l’Ordre des optométristes, un enfant sur cinq à l’école primaire « n’a pas les capacités visuelles optimales pour assurer son apprentissage et sa réussite scolaire ».

De plus, bien que l’examen de la vue soit couvert par la Régie de l’assurance maladie du Québec chez les moins de 18 ans, les optométristes examinent seulement 20 % des enfants avant leur entrée à l’école.

Lueur d’espoir pour les promoteurs du programme promis par les libéraux : la Coalition avenir Québec a fait du dépistage des troubles d’apprentissage un engagement phare de sa campagne électorale.

Le nouveau premier ministre, François Legault, a d’ailleurs promis un remboursement des lunettes ou lentilles cornéennes jusqu’à concurrence de 250 $ tous les deux ans pour les mineurs, ce qui permettra, selon lui, de lutter contre le décrochage scolaire.

Politique provinciale

Politique