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France : six personnes en garde à vue dans l'enquête sur les attentats de mars

Six personnes en garde à vue à Carcassonne dans l'enquête sur les événements de mars dans le sud de la France.
La police française déployée lors d'une prise d'otages dans une épicerie de Trèbes en mars 2018. Photo: Reuters / Regis Duvignau
Agence France-Presse

L'enquête sur les attentats commis en mars dans le sud de la France progresse : six membres de l'entourage de l'assaillant djihadiste Radouane Lakdim, qui avait tué quatre personnes autour de Carcassonne, ont été placées mardi en garde à vue.

Ces attaques avaient suscité une immense émotion en France, car l'une des victimes, le gendarme Arnaud Beltrame, avait été abattu après avoir volontairement pris la place d'une femme retenue comme otage.

Selon une source judiciaire, les personnes interpellées à Carcassonne et dans le sud de la France sont des membres de l'entourage de Radouane Lakdim, qui avait perpétré les attaques revendiquées par le groupe armé État islamique (EI).

Une centaine de policiers du Raid ont été mobilisés dans ces opérations, a précisé une source policière.

Le 23 mars, Radouane Lakdim, 25 ans, avait volé une voiture à Carcassonne, dont il avait abattu le passager et blessé le conducteur par balle.

Il avait ensuite tiré sur des policiers devant leur caserne, avant d'entrer dans un supermarché Super U à Trèbes où il avait tué un boucher, un client ainsi que le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame.

Une photo prise en 2013 à Avranches et obtenue du journal local La Gazette de la Manche.Le gendarme Arnaud Beltrame a été abattu après avoir volontairement pris la place d'une femme retenue comme otage. Photo : Getty Images

Âgé de 44 ans, marié sans enfant, le colonel Beltrame s'était substitué à une otage dans le supermarché, laissant son téléphone ouvert pour aider les forces de l'ordre. Il avait été mortellement blessé au cou par Lakdim, abattu lors de l'assaut des forces de l'ordre.

Un hommage national lui avait été rendu à Paris pour cet acte de bravoure et Emmanuel Macron avait salué « l'esprit français de résistance » qu'il incarnait.

Ces attaques avaient ravivé la polémique sur la surveillance des radicalisés dans le pays.

Lakdim, petit délinquant de Carcassonne, était fiché « S » (pour « sûreté de l'État ») depuis 2014 et inscrit depuis novembre 2015 au Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT).

Le procureur de Paris François Molins a assuré à la fin de mars que son « suivi effectif » était « toujours en cours », mais que cela « n'avait pas permis de mettre en évidence des signes précurseurs d'un passage à l'acte ».

Quelques jours après les attentats, la compagne de l'assaillant, Marine P., une jeune femme convertie à l'islam, avait été mise en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et placée en détention provisoire.

Lors de son interpellation, elle avait crié « Allah Akbar [Dieu est le plus grand, NDLR] » et avait affiché sur Internet, le matin des attentats, une sourate promettant « l'enfer » aux « mécréants », selon François Molins.

Comme Radouane Lakdim, elle était fichée « S » en raison de sa « fréquentation des milieux islamistes radicaux », d'après une source proche de l'enquête.

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