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  • Alexander Calder : artiste radical et mobile

    Alexander Calder dans son atelier avec quelques-uns de ses sculptures en 1967

    Le Musée des beaux-arts de Montréal présente une importante rétrospective Alexander Calder.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Le Musée des beaux-arts de Montréal présente depuis le 21 septembre 2018 une rétrospective d'Alexander Calder. Radio-Canada s'est souvent intéressée à cet artiste dont l'aspect novateur a révolutionné la sculpture au 20e siècle.

    Calder exposé au Québec

    Je pense qu’on peut utiliser le mot magie pour parler de l’œuvre de Calder.

    Michel Martin, conservateur de l’Art contemporain, Musée du Québec

    Mesdames, messieurs, je vous présente le cirque Calder.

    Alexander Calder

    En 1994, le Musée du Québec propose déjà une rétrospective des œuvres d’Alexander Calder.

    La ruée vers l'art, 8 octobre 1994

    La chroniqueuse culturelle Marie-Michèle Cron présente un reportage sur cette dernière à l’émission La ruée vers l’art qu’anime Marie Plourde le 8 octobre 1994.

    Dans ce reportage, on voit notamment des images d’Alexander Calder jouer le maître de cérémonie de ce qu’il appelle son cirque. C’est un ensemble de plus de 200 personnages en fil de fer tordu et de bouts de chiffons.

    Alexander Calder manipule leurs mécanismes pour constituer un spectacle de plus de deux heures. Ce dernier est inspiré par sa fréquentation du cirque Barnum & Bailey dans la première partie des années 1920.

    Alexander Calder a toujours perçu l’art comme un terrain de jeu. Son univers est très proche de l’imaginaire des enfants.

    Le « Picasso du fer »

    Alexander Calder est né à Philadelphie en 1898. Ingénieur mécanique de formation, il préfère pourtant l’art.

    En 1926, son inclination l’amène à Paris où il se lie d’amitié avec l’avant-garde artistique présente à ce moment-là dans la Ville lumière. Les peintres Joan Miró et Piet Mondrian l’influencent profondément.

    Un des matériaux de prédilection à l’époque, c’est le fil de fer avec lequel il disait « dessiner ». Ses amis le décrivent comme le « Picasso du fer ».

    C’est en 1932 qu’il expose ses premières sculptures abstraites construites avec des tiges et des plaques articulées.

    Le peintre Marcel Duchamp surnomme ces œuvres « mobiles ». La désignation souligne à la fois le mouvement et la mobilité.

    Alexander Calder utilise aussi le mot « stabiles » pour appeler ses sculptures.

    Terre de L'homme

    La plus grande des stabiles qu’Alexander Calder ait jamais produite se trouve à Montréal. Il s’agit de la sculpture Trois disques que les Montréalais surnomment affectueusement L’homme.

    Expo 67, 2 avril 1967

    L’animateur Jacques Fauteux présente à l’émission Expo 67 du 2 avril 1967, un reportage sur le travail d’Alexander Calder et le stabile destinée à l’exposition universelle de Montréal.

    L’artiste vit dans le village français de Saché où a aussi vécu Honoré de Balzac. Dans une grande maison, il produit ses sculptures monumentales.

    À l’époque du tournage, Alexandre Calder s’affaire à terminer L'homme. Le stabile est une commande de l’International Nickel du Canada pour l’exposition universelle de Montréal de 1967.

    C’est une sculpture en acier inoxydable non poli composée de cinq arches qui se chevauchent et s’appuient sur six jambages effilés dont la cime est ornée de deux pointes et de trois disques.

    Par sa forme abstraite, la structure en forme d’araignée, asymétrique, mais équilibrée, crée des jeux d’ombres et de lumières qui évoquent des mouvements dansés.

    L'homme déménage

    En 1991, l’administration municipale du maire Jean Doré décide de déménager l’œuvre de Calder. C'est que le site de l’exposition universelle de 1967 est laissé à l'abandon depuis plus de 20 ans.

    La sculpture est déplacée au belvédère de l’île Sainte-Hélène du parc Jean-Drapeau.

    Montréal ce soir, 15 mars 1991

    Comme le souligne le journaliste Gilles Payette dans un reportage présenté le 15 mars 1991 à l’émission Montréal ce soir, ce déménagement n’est pas une petite affaire.

    Une équipe spéciale s’occupe du déménagement. L’œuvre est massive et est déplacée avec beaucoup de précautions.

    Il faut dire que la Ville de Montréal a dû prendre une assurance de deux millions de dollars pour déplacer la sculpture. Alors, il n’est pas question de l’abîmer!

    Si L’homme n’a pas été déplacé, le Musée des beaux-arts de Montréal a pu rassembler 150 œuvres et documents qui confirment l’aspect multidisciplinaire et novateur d’Alexandre Calder.

    C’est une exposition qui devrait inspirer parents et enfants.

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