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  • Exclusif
  • Camille Thériault figure parmi les 10 candidats au poste de recteur de l’Université de Moncton

    Camille Thériault, président et chef de la direction du Mouvement des caisses populaires acadiennes
    Camille Thériault a été président et chef de la direction du Mouvement des caisses populaires acadiennes et premier ministre du Nouveau-Brunswick. Photo: Michel Nogue/Radio-Canada
    Radio-Canada

    Radio-Canada a obtenu la liste des personnes qui ont déposé leur candidature au poste de recteur de l'Université de Moncton. L'ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick et PDG d'Uni Coopération financière, Camille Thériault, est du nombre.

    Dans la lettre qui accompagne sa candidature, Camille Thériault affirme simplement qu’il pense que son expérience passée fait de lui « un candidat sérieux à ce poste d’une haute importance pour la communauté acadienne ».

    D’autres candidats ont un curriculum vitae bien garni. Par exemple, Andrée Robichaud qui a dirigé le Réseau de santé Vitalité, Nelson Michaud qui a dirigé l’École nationale d’Administration publique de 2011 à 2016, à Montréal, ou Yves Gagnon, professeur d’ingénierie qui a établi une carte des vents au Nouveau-Brunswick.

    Voici la liste complète des candidats :

    • Camille Thériault
    • Michel Gervais
    • Yves Gagnon
    • Sébastien Deschênes
    • Andrée Robichaud
    • Chantal Beauvais
    • Nelson Michaud
    • Christian Lacroix
    • Denis Prudhomme
    • Christian Blanchette

    Le prochain recteur remplacera Raymond Théberge, nommé commissaire aux langues officielles du Canada en novembre dernier.

    Un « leader visionnaire » recherché

    L'Université de Moncton a retenu les services de la firme Raymond recherche de cadres de Montréal pour l'aider à recruter un nouveau recteur de qualité. Dans l'appel à candidatures, on peut lire que le futur recteur devra avoir un « leadership visionnaire, consultatif et rassembleur », de « grandes habiletés de négociation et de conviction, notamment auprès des gouvernements, des organismes subventionnaires et des autres interlocuteurs et bailleurs de fonds », ainsi qu'une capacité à « créer des alliances stratégiques ».

    Dans un texte d'opinion publié dans l'Acadie Nouvelle, le président de l'Association des bibliothécaires, professeures et professeurs de l'Université de Moncton (ABPPUM), Mathieu Lang, ajoute une qualification : l'ABPPUM juge important que le futur recteur soit titulaire d'un doctorat ou de son équivalent pour « être à la hauteur des bonnes pratiques de gouvernance en vigueur dans les meilleures universités canadiennes ».

    Camille Thériault, sans doute le candidat le plus en vue, n'a pas de doctorat. Il a obtenu un baccalauréat en sciences sociales de l'Université de Moncton en 1976 avant de connaître une carrière fructueuse en politique, en administration publique et dans le monde des affaires.

    Plusieurs candidats ont le doctorat et certains ont même de l'expérience comme recteur d'un établissement postsecondaire. Par exemple, Michel Gervais a été recteur de l'Université Laval de 1987 à 1997, et Chantal Beauvais est actuellement rectrice de l'Université Saint-Paul, une université catholique à Ottawa.

    Un long processus

    Les candidats avaient jusqu'au 14 septembre avant minuit pour déposer leur candidature. Des entrevues doivent avoir lieu en octobre, selon le processus de sélection décrit sur le site de l'Université de Moncton. Les candidats retenus devront ensuite se rendre dans chaque campus pour participer à des consultations, avant que le comité de sélection du futur recteur ne fasse une recommandation au Conseil des gouverneurs de l'Université.

    Le processus de sélection peut prendre jusqu'à 15 mois à partir du début du processus de sélection, qui a été lancé en janvier.

    Les étudiants déçus

    De son côté, la Fédération des étudiantes et étudiants de l'Université de Moncton (FÉÉCUM) déplore qu’il n’y ait que deux candidates dans la course au rectorat de l'établissement.

    On est en 2018. On s'attend à une certaine parité. Là, on a huit hommes, deux femmes comme finalistes. C'est certain qu'on est déçus, déclare le président de la FÉÉCUM, Alexandre Cédric Doucet.

    Le représentant étudiant dit espérer que le prochain recteur de l'Université de Moncton aura une bonne connaissance des enjeux étudiants.

    Par voie de communiqué, l'Université de Moncton a déclaré ne vouloir faire aucun commentaire sur le sujet.

    Nouveau-Brunswick

    Éducation