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Une pétition pour interdire aux épiceries de jeter les invendus

Deux personnes font de la cuisine avec des aliments qui n'ont pas été vendus.
Les invendus sont récupérés et cuisinés. Photo: Radio-Canada / Rachel Gaulin

À 17 ans, Justin Kulik va remettre mardi une pétition - signée par 165 000 personnes - au ministre de l'Agriculture du Canada pour demander qu'on interdise que les épiceries du pays jettent les invendus, et ce, dans le cadre de la Journée mondiale de l'alimentation.

J'ai été personnellement touché par l'insécurité alimentaire. En 2008, ma mère cumulait trois emplois pour qu'on ait à manger sur la table. J'ai réalisé que nous n'étions pas les seuls à cette époque à devoir nous serrer la ceinture : 4 millions de Canadiens sont touchés par l'insécurité alimentaire et 1,5 million sont des enfants, explique l'adolescent.

Un homme et un adolescent assis sur une banquette.Justin Kulik et son père Photo : Radio-Canada / Rachel Gaulin

Partant de son expérience, il s'est intéressé au gaspillage alimentaire. Et quand Justin Kulik a entendu que la France avait voté pour l'interdiction du gaspillage alimentaire dans les épiceries, il a lancé cette idée avec une pétition pour que la même chose soit faite au Canada. Chaque année au pays, ce sont pour 31 milliards de dollars en nourriture qui sont jetés aux ordures.

De son côté, Emanuel Lukawiecki, 17 ans, a choisi d'être le ministre de l'environnement à l'école secondaire catholique Pierre-Savard, à Nepean. Il propose notamment aux étudiants une concentration en santé et environnement. C'est lui que les étudiants vont voir pour lui poser toutes sortes de questions.

On veut vraiment prendre l'initiative d'en parler, parce que les élèves ne connaissent pas bien le problème du gaspillage alimentaire. On compile des données pour savoir ce qui est le plus jeté dans l'école. Puis, nous allons prendre des initiatives, explique-t-il.

En Outaouais, seulement 16 supermarchés sur 49 donnent leurs invendus à la banque d'alimentation Moisson Outaouais.

Le gaspillage alimentaire n'est pas seulement l'apanage des épiceries, il est aussi important dans les foyers.

Selon les chercheurs, 50 % du gaspillage commence dans nos propres cuisines. Alors, il s'agirait de faire une meilleure planification de ce qu'on va cuisiner et de ne pas hésiter, quand on a fait des restants, d'inscrire la date et de l'offrir avant que ça passe date. On a toujours quelqu'un autour de nous qui sera vraiment content d'avoir un petit plat déjà tout prêt , indique Josée Poirier-Defoy, directrice générale des Cuisines collectives de Gatineau.

D'autres initiatives ont été lancées ailleurs dans la région.

À l'Université d'Ottawa par exemple, à la fin de chaque journée, les sandwichs invendus dans les cafés sont donnés à la John Howard Society pour les ex-prisonniers qui participent à un programme de retour aux études. De plus, l'huile à cuisson est vendue à une entreprise qui fait du Biofuel. Autrefois, l'Université d'Ottawa devait payer pour se débarrasser de cette huile. Aujourd'hui, c'est une entreprise qui paie pour l'avoir.

Avec les informations de Rachel Gaulin

Ottawa-Gatineau

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